Test nucléaire "très important" depuis une base de lancement nord-coréenne

11 Décembre, 2019, 06:41 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un dans la zone de démarcation entre les deux Corées le 30 juin 2019 à Panmunjom

Donald Trump a averti ce dimanche que Kim Jong Un avait "tout" à perdre à se montrer "hostile" après que la Corée du nord a annoncé avoir mené un "test très important" depuis une base de lancement de satellites située à l'ouest du pays. "Il a signé un accord solide sur la dénucléarisation, il n'a pas envie de gâcher sa relation privilégiée avec le président des États-Unis ou d'interférer dans l'élection présidentielle américaine de novembre". "Ce ne se finira pas bien pour eux s'ils le font (.) Si la Corée du Nord emprunte un chemin différent de celui qu'elle a promis (.), nous avons beaucoup d'outils dans notre boîte à outils", a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions. "Cela montre naturellement que Trump est un vieillard dépourvu de patience", a dit Kim Jong Un, désormais président du Comité coréen de paix Asie-Pacifique, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA.

"Je pense qu'on veut tous les deux garder ça comme ça". Les Nord-Coréens l'ont utilisé pour plusieurs lancers de fusées condamnés par la communauté internationale, laquelle dénonce des entraînements au tir de missiles à longue portée.

Lors d'un sommet à Séoul en septembre 2018, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'était engagé à fermer le site de Sohae, également connu sous le nom de Tongchang-ri.

En mars avaient été repérés par satellite des travaux sur cette base en vue d'une "rapide reconstruction".

À Washington, un haut responsable de l'administration américaine a réagi de manière très prudente, affirmant: "Nous avons pu voir les rapports concernant un test et nous nous travaillons en étroite collaboration avec nos alliés et partenaires". Pyongyang a donné à Washington jusqu'à la fin de l'année pour lui faire de nouvelles propositions en échange d'une reprise des négociations sur la dénucléarisation, menaçant de prendre une "nouvelle direction" non précisée si rien d'acceptable n'était mis sur la table par les Américains.

Le lancement, au courant de la semaine dernière, par la Corée du Nord, de projectiles non identifiés, a fait ressurgir le spectre d'une rupture totale de ce qui semblait être un rapprochement avec les États-Unis et une pacification dans les relations entre Pyongyang et Séoul, d'un côté, et avec Washington, notamment.

"La situation actuelle dans la péninsule coréenne est grave", avaient estimé les présidents des Etats-Unis et de la Corée du Sud, Donald Trump et Moon Jae-in, lors d'une conversation téléphonique, selon la présidence sud-coréenne.

Joe Cirincione, spécialiste du dossier nord-coréen rattaché à la Fondation Ploughshares, relève que Kim Jong-un est un " bon négociateur " et cherche à faire monter la pression pour éviter que le dossier ne s'enlise durablement.

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