Trois mois de prison pour Jean-Luc Mélenchon

10 Décembre, 2019, 11:26 | Auteur: Sue Barrett
  • Le président de La France insoumise Jean Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale le 25 juin 2019 à Paris

Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches, poursuivis notamment pour rébellion et provocation, ont été fixés ce lundi sur leur sort.

Ce lundi 9 décembre, le tribunal correctionnel de Bobigny a rendu sa décision après la comparution du chef de parti de LFI pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation" lors des perquisitions de ses bureaux en 2018.

Le député Bastien Lachaud, l'eurodéputé Manuel Bompard, le président de l'association "L'Ère du peuple " Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld, l'attachée de presse du mouvement, ont eux été condamnés à des amendes de 2.000 à 7.000 euros. Je serai donc un rebelle officiel. "Ce n'est plus une condamnation, c'est une décoration", déclarait-il ainsi la semaine précédente au quotidien 20 minutes, avant l'annonce de sa condamnation. Mais il évoque toutefois ce qu'il préférerait: la relaxe. Pas de prison ferme, pas de peine d'inéligibilité: le ministère public s'était montré relativement clément au regard des peines encourues, jusqu'à 10 ans de prison, une amende de 150 000 € et 5 ans d'inéligibilité.

Selon lui, cette affaire aura coûté 150.000 euros à LFI en frais de justice divers.

Deux enquêtes du parquet de ParisLe 16 octobre 2018, policiers et magistrats étaient venus mener une perquisition au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, l'une sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de LFI - confiées depuis novembre à des juges d'instruction. Elle n'est qu'un règlement de comptes politique du réseau d'ex-Parti socialiste [PS] de Nicole Belloubet avec les "insoumis".

Pendant son procès, Jean-Luc Mélenchon avait martelé être victime d'un "procès politique". Lors du procès, M. Mélenchon a raconté son "sentiment d'humiliation" au moment de la perquisition et expliqué sa véhémence d'alors.

Jean-Luc Mélenchon s'était défendu d'avoir voulu user de la violence physique, et avait assuré qu'il voulait " simplement assister à la perquisition pour s'assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté ".

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