Mélenchon condamné à trois mois avec sursis après la perquisition agitée

09 Décembre, 2019, 17:51 | Auteur: Sue Barrett
  • Le leader de la France Insoumise Jean Luc Mélenchon réagit le 9 décembre 2019 à Bobigny après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a été condamné, lundi 9 décembre, à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny pour rébellion et provocation lors de la perquisition agitée au siège de son parti en octobre 2018. C'est ce qu'avait requis le parquet en septembre, estimant que son attitude relevait d'"un acte de résistance violente avec usage de la force".

Avant et pendant son procès hautement médiatique, le patron LFI avait martelé être victime d'un "procès politique" et dénoncé une justice aux ordres du pouvoir pour museler l'opposition. Douze personnes s'étaient constituées parties civiles, principalement des policiers et magistrats. Interrogé mardi sur le délibéré, Jean-Luc Mélenchon a évoqué les deux options envisageables selon lui.

"À l'évidence, c'est un jugement politique", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon en sortant de la salle d'audience. "Ce n'est plus une condamnation, c'est une décoration".

Selon lui, cette affaire aura coûté 150.000 euros à LFI en frais de justice divers. "Elle n'est qu'un règlement de compte politique du réseau d'ex PS de Nicole Belloubet avec les Insoumis".

Ces perquisitions - écourtées du fait de la cohue - avaient lieu dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris, liées à des soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen et aux comptes de la campagne présidentielle du candidat, en 2017.

Devant les caméras de télévision, Jean-Luc Mélenchon s'était opposé avec virulence à la perquisition. Il avait alors appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours, affirmant: "La République c'est moi".

L'intéressé s'était défendu d'avoir voulu user de la violence physique, et avait assuré qu'il voulait simplement assister à la perquisition pour s'assurer que le fichier des inscrits à LFI ne soit pas emporté.

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