Record aux enchères pour un rare Gauguin de la période tahitienne

06 Décembre, 2019, 03:40 | Auteur: Sue Barrett
  • Un rare Gauguin de la période tahitienne bientôt en vente à Paris

Te Bourao, nom de cette oeuvre de la période tahitienne du peintre français, a été adjugé 9.5 millions d'euros chez Artcurial à Paris.

Cette huile sur toile de 1897 qui a été vendue pour "près de deux fois son estimation", fait partie d'un cycle de neuf tableaux réalisés à Tahiti. Le peintre (1848-1903) est sous le feu des critiques, accusé d'avoir eu des relations avec des jeunes Tahitiennes mineures pendant cette période féconde de sa carrière artistique.

"Ce qu'il décrit peut-être très figuratif et en même temps, complètement abstrait", souligne Bruno Jaubert, directeur du département Art impressionniste et moderne d'Artcurial.

Les huit autres tableaux de ce cycle sont exposés dans les musées du monde entier: l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Barber Institute à Birmingham ou encore le musée d'Orsay à Paris.

Le tableau vendu le 3 décembre à Paris a connu une histoire assez linéaire: Ambroise Vollard l'avait conservé, et, à sa mort, Te Bourao (II) était revenu à ses héritiers qui l'avaient revendu en 1995 à l'acheteur qui s'en est délesté aujourd'hui.

Le plus connu, véritable oeuvre testament, qui s'intitule "D'où venons-nous?"

L'enchère, a précisé Artcurial, a été remportée par un "collectionneur international", qui a fait savoir que le tableau resterait en France. Que sommes-nous? Où allons-nous?, est exposée au musée des Beaux-arts de Boston. La dernière vente sur le marché français d'un tableau de ces années remonte à 22 ans, souligne-t-on chez Artcurial. Il y a peint de très nombreuses toiles avant de sombrer dans la dépression, la solitude et la détresse matérielle.

De prime abord moins métaphysique que le fameux tableau, "Te Bourao (II)" ("l'arbre" en tahitien) n'est pas une nouvelle scène de la vie tahitienne, chère au peintre qui a fait des Marquises et de Tahiti son refuge à la fin de sa vie.

Recommande: