Plaidoyers vibrants pour l'action à la COP25 | ICI — Climat

05 Décembre, 2019, 23:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Plan rapproché de M. Guterres

Les travaux de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25) se sont ouverts, lundi à Madrid, avec la participation de représentants de 196 pays, dont le Maroc.

Rapports alarmants des scientifiques, désobéissance civile de citoyens, défilés de jeunes par millions.

Ce que résume le mot d'ordre des deux semaines de réunion: the #TimeforAction ou encore "le temps pour l'action".

L'ouverture officielle a été marquée par des allocutions notamment du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, du chef du gouvernement espagnol en fonction, Pedro Sanchez, et d'un message du président chilien, Sebastian Pinera.

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Ce sommet mobilisera une cinquantaine de dirigeants mondiaux, des chefs d'Etat et de gouvernement, des présidents des institutions de l'Union européenne (UE) et des hauts représentants d'institutions internationales, telles que l'OCDE et la Banque inter-américaine de développement (BID), en vue de débattre des moyens de faire face aux défis du changement climatique.

"Catastrophes climatiques meurtrières, sécurité alimentaire précaire, hausse du niveau de la mer: " Nous devons mettre fin à notre guerre " contre la planète qui " rend coup pour coup", a plaidé dimanche Antonio Guterres, à la veille de l'ouverture de la COP25 à Madrid, dénonçant des engagements " totalement insuffisants " contre le réchauffement.

Quelques jours plus tôt, le Programme de l'ONU pour l'environnement portait un coup aux espoirs d'atteindre l'objectif idéal de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle. Les États doivent impérativement s'engager à réduire davantage leurs émissions. Alors qu'il n'y a aucun signe qu'elles commencent à baisser.

Il a également souligné que le monde a gagné environ 1°C depuis l'ère préindustrielle. Et chaque degré supplémentaire va augmenter l'ampleur des dérèglements. "Les engagements pris à Paris amèneraient quand même à une hausse des températures de trois degrés, de nombreux pays ne respectent même pas ces engagements", poursuit-il.

"Ce qui manque toujours, c'est la volonté politique ", a déploré A. Guterres, pointant en particulier du doigt, sans les nommer, les pays les plus émetteurs de CO2, " qui ne font pas leur part".

Pas de Xi Jinping (Chine) ou de Narendra Modi (Inde), pas non plus de Justin Trudeau (Canada) ou de Shinzo Abe (Japon).

Les États-Unis, qui viennent de confirmer leur retrait de l'accord de Paris, ne seront représentés que par une simple diplomate. Mais avec d'autres élus américains, la démocrate et très tenace Nancy Pelosi a fait le déplacement à Madrid.

Les défenseurs de la planète espèrent que lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les vingt-huit pourront s'entendre sur l'objectif de neutralité carbone d'ici à 2050.

"Pacte vert " que la Commission doit présenter le 11 décembre au Parlement européen " sera un traité de paix avec la nature", a-t-il ajouté.

Selon les termes de l'accord de 2015, chaque État doit fournir un engagement chiffré de ses objectifs de réduction d'émission et la revoir tous les cinq ans.

Les atolls les plus vulnérables comme mon pays sont déjà dans le couloir de la mort, a souligné à distance par vidéo la présidente des îles Marshall, Hilda Heine.

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