Les ministres à Matignon pour 'encore améliorer' la réforme et — Retraites

05 Décembre, 2019, 05:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Une réunion vendredi à Matignon pour

"C'est aussi d'essayer d'accompagner les Français dans cette période de discussion", a souligné le chef du gouvernement avant ce séminaire qui devait se poursuivre jusque vers 22H00 selon des participants.

" La liberté de manifester, la liberté de faire grève sont deux libertés auxquelles nous sommes tous évidemment attachés", a ajouté le Premier ministre, missionné en première ligne par Emmanuel Macron sur ce dossier explosif. "Il faut qu'ils puissent le faire dans les meilleures conditions possibles", a ajouté M. Philippe. "Il faut que les Français s'impliquent dans ce grand sujet, parce qu'Emmanuel Macron est en train de détruire tout le livre de la République sociale française", dénonce le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Certains se présentant même à Matignon en jeans et en baskets, à l'image de Christophe Castaner.

Mais aussi passer une nouvelle fois en revue les différents plans pour tenter de faire face à un mouvement de grève qui promet d'être massif et potentiellement durable.

Jeudi s'annonce déjà comme une journée noire, particulièrement dans les transports ferroviaire, routier et métropolitain, où les syndicats ont appelé à un mouvement illimité. C'est peu dire que le projet de fusion des 42 régimes de retraites en un système universel par points cristallise les tensions.

De quoi faire craindre à l'exécutif une répétition de 1995 lorsque Alain Juppé, sous la pression de la rue, avait dû reculer sur sa réforme des régimes spéciaux.

Selon un sondage Ifop pour " Le JDD ", les Français se disent très largement favorables à une réforme du système de retraites (76 %), mais sont seulement 36 % à faire confiance au gouvernement pour la mener.

Une enquête d'opinion a révélé que 69% des Français déclarent soutenir le mouvement contre la réforme des retraites qui sera lancé avec la grève du 5 décembre.

L'exécutif a envoyé des signaux à la fois d'ouverture et de fermeté ces derniers jours. Voire à décaler l'entrée en vigueur de la réforme au-delà de 2025.

"Je pense qu'il y aura une mobilisation forte des organisations syndicales et un risque de blocage à la RATP et à la SNCF", les transports parisiens et la compagnie ferroviaire nationale, a concédé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, avant de répéter que le gouvernement ne reculerait pas.

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