Trump s’en prend à Macron avant le sommet du 70e anniversaire — Otan

04 Décembre, 2019, 06:41 | Auteur: Sue Barrett
  • Colère et grogne pour le sommet du 70e anniversaire de l'Otan

Un peu plus tôt, le président français a maintenu ses propos sur l'alliance atlantique qu'il a jugée en état de "mort cérébrale", à la grande irritation de ses pairs.

Le porte-parole a également précisé que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, rencontrera les présidents américain, Donald Trump, et français, Emmanuel Macron, la Chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre anglais, Boris Johnson, dans le cadre du sommet de l'OTAN qui se déroulera à Londres les deux prochains jours.

Ces échanges ont éclipsé les défis dont doivent débattre les membres de l'Otan, qui se réunissent mercredi matin dans un golf de luxe à Watford, en périphérie de Londres, après un dîner mardi soir autour de la reine Elizabeth II à Buckingham Palace.

"Il s'est aussi dit " très surpris " par la déclaration d'Emmanuel Macron et l'a jugée " très dangereuse " pour la France".

C'est un jugement "très, très méchant a l'adresse de 28 pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Rappelant que le président français s'était, au cours de ce même discours, interrogé sur la présence de la Turquie en Syrie, Celik a assuré que la vraie interrogation à se poser est les raisons de la présence de la France en Afrique. Le chef de l'Etat français est resté ferme et "maintient" ses propos qui ont irrité la plupart des alliés.

Le patron de l'Otan Jens Stoltenberg a défendu l'organisation, se disant "en désaccord".

Leur contentieux porte sur l'intervention lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie sans en informer les autres membres de l'Alliance. "La France a besoin de l'Otan", a-t-il insisté. Vladimir Poutine a dénoncé mardi le comportement "pas correct voire grossier" de l'Otan, accusée par le Kremlin d'avoir continué à s'agrandir malgré les promesses faites selon le Kremlin avant la chute de l'URSS: "Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre volonté de coopérer avec l'Otan, sur des menaces réelles comme le terrorisme international, les conflits armés locaux et le danger de la prolifération des armes de destruction massives".

Il veut maintenir la pression sur les alliés pour leur faire respecter leur engagement de consacrer 2% de leur PIB à leurs budgets militaires en 2024.

S'il s'est félicité d'avoir obtenu 130 milliards de dollars, en référence à la somme que le Canada et les membres européens auront ajoutée aux budgets de la défense en quatre ans, il s'est dit insatisfait. Ils se rendront ensuite au 10 Downing Street à l'invitation du premier ministre britannique Boris Johnson, un " homme très compétent " a jugé Donald Trump.

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