TRIBUNAL DE SIDI M'HAMED : Le procès d'Ouyahia et Sellal reporté à mercredi

04 Décembre, 2019, 15:23 | Auteur: Lynn Cook
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C'est donc un Abdelmadjid Sellini très en colère qui s'est exprimé, au nom du collectif des avocats, en marge du procès reporté des anciens Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia.

Une partie des avocats n'a pu accéder à la salle d'audience, trop petite pour accueillir avocats, journalistes et de nombreux Algériens désirant assister au procès, ont rapporté plusieurs médias algériens.

Ainsi, il a estimé que "la justice ne sera correcte que lorsque les choses se stabilisent ".

Ce procès est le premier consécutif aux vastes enquêtes sur des faits présumés de corruption déclenchées après la démission, en avril, d'Abdelaziz Bouteflika, poussé au départ par un mouvement populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans passés à la tête de l'Etat.

En effet, les avocats de la défense menacent de boycotter l'audience ce qui pourrait amener le juge à prononcer le report du procès à une date ultérieure.

Le tribunal devait examiner lundi des affaires concernant "l'octroi d'indus avantages aux opérateurs de montage automobile", selon le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, qui avait indiqué que le procès serait public, mais pas retransmis à la télévision.

"Dans les conditions actuelles de règlements de comptes et de vengeance, il ne peut y avoir un jugement équitable", a déclaré Me Sellini à la presse. "Nous n'acceptons jamais la justice de téléphone et la justice politisée avec les échéances électorales", a encore souligné l'avocat de la défense.

"La justice ne peut être rendue dans de telles conditions", a ajouté le bâtonnier, "celui qui a commis un acté répréhensible doit payer, mais devant une justice calme et sereine".

Tous en détention provisoire depuis plusieurs mois, les accusés jugés lundi sont arrivés dans des fourgons cellulaires, encadrés par une forte escorte policière, et en ont été extraits loin des regards et des caméras. Ils comparaissent également avec de puissants hommes d'affaires (Ali Haddad, M.Larbaoui, M.Bairi et M.Mazouz) réputés proches du président déchu Abdelaziz Bouteflika et des anciens ministres Youcef Yousfi, Abdelghani Zaalane et Mahdjoub Beda.

A Alger, ce méga-procès attire les attentions car c'est une première depuis la chute de l'ancien chef d'Etat.

Outre Ali Haddad -dont une filiale de son groupe distribue les poids-lourds Astra (filiale de la marque italienne de véhicules industriels Iveco) en Algérie-, plusieurs hommes d'affaires figuraient sur le banc des accusés, selon Me Bourayou.

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