Le Mans, Lorient, Brest et Vern-sur-Seiche toujours bloqués — Dépôts pétroliers

03 Décembre, 2019, 21:23 | Auteur: Aubrey Nash
  • Des dépôts pétroliers dont celui de La Rochelle bloqués par des professionnels du BTP en colère

Blocage levé à La Rochelle, mais pas au MansVendredi après-midi, le blocage du dépôt de La Pallice à La Rochelle a été levé par le dialogue, la préfecture s'étant engagée à faire remonter les doléances du BTP au niveau national.

" La transition écologique, on n'est pas contre évidemment".

Les manifestants protestent contre la suppression de l'avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR), prévu dans le projet de loi de finances pour 2020. "On ne bougera pas tant que le gouvernement ne cédera pas. Mais c'est pour tout le monde ou pour personne!", a estimé pour sa part Frédéric Corbet, patron d'une entreprise de terrassement et d'assainissement, manifestant devant le dépôt de Brest. "On restera une semaine minimum", a-t-il assuré.

Jean-Marc Pelatre, chef d'entreprise de travaux publics, bloquant le dépôt de Vern-sur-Seiche, a lui promis de tenir " bon jusqu'au bout ". " À vouloir nous étrangler comme veut le faire le gouvernement, avec toutes ces taxes qui sont pondues, on va plutôt tuer les PME des régions bretonnes et de la France entière avec ces taxes et surtaxes". "Il n'y a pas d'entrée et de sortie", a confirmé à l'AFP la Société des dépôts pétroliers de la Sarthe, située dans la zone industrielle sud du Mans. "Non, c'est l'énergie de notre outil de travail", pouvait-on lire sur une banderole devant le dépôt pétrolier du Mans.

Le mouvement a commencé dans l'après-midi et les manifestants envisagent une poursuite jusqu'à la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites. Résultat, les automobilistes se sont rués sur le carburant. "La différence de prix entre GNR et gazole traditionnel est de l'ordre de 55 à 60 centimes du litre, soit un surcoût de l'ordre de 10 euros de l'heure sur une pelleteuse moyenne", rappelle-t-il. Pas de risques de pénurieSelon les autorités préfectorales, l'approvisionnement des stations-service n'est pour l'instant pas menacé. "Cela peut signifier détourner les camions, des tournées de camions un peu plus longues, du produit qui est envoyé par train, par barge, par pipeline...", a déclaré Alain Castinel, directeur de la communication de l'Ufip.

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