Suite du complot contre EVO MORALES — BOLIVIE

01 Décembre, 2019, 05:36 | Auteur: Lynn Cook
  • La Bolivie convoque de nouvelles élections l'opposition continue de manifester

Le gouvernement intérimaire de Bolivie a nommé mardi un ambassadeur aux États-Unis, onze après l'expulsion réciproque des représentants des deux pays lors d'une grave crise diplomatique, a annoncé la ministre des Affaires étrangères.

L'ancien président bolivien Evo Morales appelle la CIDH à tout mettre en œuvre pour que cesse le " génocide " en Bolivie.

Depuis le 10 novembre et la démission forcée du président Evo Morales, au pouvoir depuis près de quatorze ans, la Bolivie vit une crise institutionnelle et politique.

Le chef de l'Etat accusait le diplomate de soutenir les manifestations antigouvernementales qui avaient éclaté dans cinq des neuf départements du pays, et de promouvoir " la division " de la Bolivie en tenant des réunions avec des gouverneurs d'opposition qui, selon La Paz, soutenaient des plans séparatistes dans l'est.

La nomination de M. Serrate doit encore être approuvée par le Sénat, qui selon la loi doit valider les propositions de l'exécutif pour les postes diplomatiques. En réaction, le gouvernement des USA a expulsé immédiatement l'ambassadeur bolivien. Parallèlement, Evo Morales s'était rapproché d'autres pays au cours de sa présidence, privilégiant les relations avec des gouvernements peu appréciés de Washington, comme le Venezuela, Cuba, la Russie, la Chine ou encore l'Iran.

Sa première décision en la matière a été de reconnaître, à l'instar des Etats-Unis, l'opposant vénézuélien Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela.

En deux jours, Mme Añez est sortie de l'obscurité politique pour supplanter M. Morales, le premier dirigeant autochtone du pays et un parti de gauche qui a dirigé sa vision avec détermination pendant 14 ans.

Mais, promptement reconnue par Washington comme présidente par intérim de la Bolivie, la sénatrice de droite Jeanine Añez, désignée après plusieurs défections, s'est empressée de rebattre les cartes de la politique étrangère bolivienne. Les diplomates vénézuéliens ont également été renvoyés. Evo Morales, ne pourra pas se représenter.

Recommande: