Quand les passants maîtrisent l’assaillant du London bridge (VIDÉO) — ATTENTAT

01 Décembre, 2019, 14:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Plusieurs blessés dans une attaque à l'arme blanche à Londres

Le Premier ministre a assuré vouloir revoir les conditions d'attribution des aménagements de peine.

L'homme suspecté d'avoir poignardé à mort deux personnes à Londres, vendredi, a été identifié par les autorités.

De fait, le parcours d'Usman Khan, 28 ans, n'a pas manqué, hier, de rouvrir la polémique sur le suivi et la "déradicalisation" des "jihadistes de l'intérieur".

Selon des médias britanniques, il portait un bracelet électronique après avoir bénéficié d'une remise en liberté conditionnelle à la suite d'une condamnation pour terrorisme.

Remis en liberté conditionnelle en décembre 2018, Usman Khan a donc réussi à échapper à la surveillance britannique malgré les mesures de contrôle mises en place, suscitant l'interrogation de bon nombre de responsables politiques, dont le locataire du 10 Downing Street lui-même.

Que se passe-t-il en Tunisie? C'est alors qu'il attire l'attention des services de renseignements.

L'homme avait été condamné à 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre un attentat à la bombe à la bourse de Londres, le London Stock Exchange, et établir un camp d'entraînement terroriste au Pakistan, d'après l'AFP. Mr.Justice Wilkie, comme il est surnommé Outre-Manche, note alors qu'Usman Khan est "un des plus sérieux djihadistes" de la cellule.

Le journal The Times, citant des sources gouvernementales, a précisé qu'il participait vendredi à une conférence organisée par l'université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers dans le Fishmonger's Hall, un bâtiment à l'extrémité nord du London Bridge où l'attaque a commencé d'après la police.

"Quel privilège de vivre dans un pays où de simples passants sont si incroyablement courageux", a applaudi l'archevêque de Canterbury, qui voit dans cet exemple un moyen pour la population d'être "unie" au-delà des "différends" générés par les élections législatives qui se tiendront le 12 décembre.

Le Premier ministre Boris Johnsona annoncé avoir souligné "depuis longtemps" que "c'est une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée".

"Après tout événement de ce genre, il doit y avoir - et il y a toujours - une évaluation complète et une tentative de tirer les leçons", a déclaré le secrétaire d'État chargé de la Sécurité, Brandon Lewis, sur la BBC. Il n'empêche qu'il était déjà considéré comme "plus radicalisé" que les autres. "C'est une attaque contre chacun d'entre nous", a-t-il lancé remarquant que "ceux qui veulent nous réduire au silence ne réussiront pas". Évoquant "un désastre total", le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a exigé une "enquête approfondie" sur le fonctionnement du système pénal. Selon le dernier sondage publié par YouGov le 27 novembre, les conservateurs l'emporteraient avec 359 sièges (43% des suffrages), loin devant les travaillistes (211 sièges, 32% des voix).

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