Accident d'hélicoptères français au Mali : l'armée réfute toute implication de l'Etat islamique

01 Décembre, 2019, 19:22 | Auteur: Lynn Cook
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Une version venant confirmer celle de l'armée française, qui avait fait savoir que les hélicoptères étaient intervenus de nuit, en appui de commandos de parachutistes engagés contre des troupes au sol, dans un secteur qui voit régulièrement des opérations menées dans le cadre de Barkhane, notamment contre le groupe Etat islamique dans le Grand Sahara.

MàJ: " Ce 29 novembre sur Radio France Internationale, le chef d'état-major de l'armée française, le général François Lecointre, a démenti certaines affirmations du groupe djihadiste. Il n'y a pas eu de retrait d'un appareil face à un tir de djihadistes. Et cette coordination qui est rendue complexe par le combat, qui fait partie même du combat, a entraîné cet accident.

Dans un communiqué publié sur ses chaînes Telegram habituelles, le groupe EI a affirmé avoir tendu une embuscade à un convoi de soldats français dans la région de Ménaka, et des affrontements ont éclaté.

L'armée française dit la vérité.

Les deux boîtes noires des hélicoptères ont été récupérées pour être analysées.

Ces hommes, tous officiers et sous-officiers, servaient au 5e régiment d'hélicoptères de combat (5e RHC), au 4e régiment de chasseurs (4e RCH), au 93e régiment d'artillerie de montagne (93e RAM) et à la Légion étrangère. Le 27 novembre, la ministre des Armées, Florence Parly, s'était inclinée devant les cercueils des treize soldats disparus.

Le président de la République Emmanuel Macron présidera ce lundi après-midi aux Invalides , en présence du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, un hommage national ouvert au public en l'honneur des treize militaires.

La mort des treize militaires français lundi dans l'est du Mali représente la perte la plus lourde en une seule journée pour l'armée française depuis les 58 morts de l'attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983.

L'opération française Barkhane mobilise 4500 hommes dans la bande sahélo-saharienne.

Les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins.

Trente-huit soldats y sont "morts pour la France", principalement au Mali.

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