La société Tim mise en liquidation, 304 emplois supprimés — Quaëdypre

29 Novembre, 2019, 13:37 | Auteur: Aubrey Nash
  • Nord: la société Tim mise en liquidation 304 emplois supprimés

Le tribunal de commerce de Lille a prononcé, mercredi 27 novembre 2019, la liquidation judiciaire sans poursuite d'activité de la société Tim. Aucune offre de reprise n'a été reçue. 304 familles se retrouvent au chômage à l'approche des fêtes de fin d'année. Tout le monde a mis du sien sauf une personne: M.Filipov. "Il va avoir des comptes à rendre!"

L'entreprise, placée en redressement judiciaire fin août, a été placée en liquidation sans poursuite d'activité par le tribunal de commerce de Lille.

Créée en février 1976 et spécialisée dans la fabrication de cabines pour les engins de chantier et les tracteurs, l'entreprise de Quaëdypre (au Sud de Dunkerque, près de Bergues) avait déjà été placée en liquidation judiciaire durant l'été 2017, avant une reprise par Atlas GMBH. La reprise de Tim était notamment soumise à des conditions suspensives, environnementales ou sécuritaire. Or, d'après des responsables syndicaux, les conditions de travail étaient "archaïques".

Selon une source proche du dossier, "le carnet de commandes ne cesse de se détériorer dans des proportions sidérantes", de sorte que "la plupart des clients sont partis ou en voie de partir", à l'image du géant américain Caterpillar, principal client.

"Il y a eu des prêts octroyés par la région, et des clients, il y avait tout pour réussir, mais il a tout foutu en l'air. Donc il y a quelqu'un qui ment", a dénoncé Franck Demeester, élu CFDT. Interrogé, Bercy dit ne pas savoir pour l'instant, mais affirme que "c'est évidemment une question qu'on regarde". La secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, affirmait encore lundi avoir "débloqué" un prêt de 2 millions d'euros promis en 2017. "Le sujet, c'est le repreneur qui n'a pas tenu ses engagements".

Dix salariés, représentants CGT et FO, ont déposé une plainte contre X pour escroquerie visant l'opération de reprise menée en 2017.

"Il y a une question à poser à M. Filipov: où seront produites les cabines dont il a besoin pour Atlas?", a-t-il dit.

Recommande: