Appel au blocus de l'Université Lyon 2 ce mardi 26 novembre

28 Novembre, 2019, 12:51 | Auteur: Sue Barrett
  • Etudiants : plusieurs universités mobilisées ce mardi pour dénoncer la précarité

Les deux campus de Lyon 2 étaient bloqués ce mardi 26 novembre au matin. Et à Toulouse, seulement une quarantaine dans une manifestation non déclarée et rapidement dispersée par les forces de l'ordre. Louise Bihan, une de ses amies qui milite comme lui à Solidaires, était là pour demander à l'État "un coup de main" et "une meilleure prise en charge sanitaire et psychologique". Il laisse tout de même une porte ouverte pour rejoindre les mécontents dès janvier, si aucune avancée ne pointe sur le front de la précarité étudiante."Une revalorisation massive des bourses est possible: si le gouvernement consentait à réinjecter dans les aides aux étudiants le budget du SNU (service national universel), il pourrait même les augmenter beaucoup", plaide Mélanie Luce, la porte-parole de l'Unef.La semaine dernière, la ministre de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé la création d'un numéro de téléphone unique, pour que les étudiants les plus en difficulté bénéficient plus facilement des fonds d'aide d'urgence existants.

Sur les banderoles, le message était clair: "Stop aux précaricides", "Ils précarisent, On s'organise", "État coupable" ou "Ils cassent la fac, on contre-attaque".

Avec le manque de logements étudiants, "les propriétaires et les entreprises qui offrent des logements étudiants privés s'engraissent sur le dos des étudiants", dénonçait un peu plus loin Pierre-Antoine, 23 ans, en master 2 Sciences politiques à Lyon 2, qui défile sous la bannière CGT.

"Une autre étudiante en sociologie à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), venue pour l'AG à Tolbiac, traditionnelle place forte des mobilisations étudiantes, est, elle, caissière depuis 6 ans".

"La question de la précarité, elle est criante".

Comme dans tout le pays, les étudiants toulousains vont se mobiliser pour dénoncer leurs conditions de précarité. "Les APL qui ont été diminuées de cinq euros, mais cinq euros c'est énorme pour nous!", expliquait de son côté Kevin Fermine, étudiant en droit à Toulouse, en chaise roulante.

Le 12 novembre, une première mobilisation avait réuni des centaines d'étudiants dans plusieurs villes de France. Les manifestations s'étaient alors soldées par des incidents comme des cours perturbés.

Recommande: