Viol et harcèlement : l'héroïne de "Clem", Lucie Lucas, brise le silence

25 Novembre, 2019, 13:40 | Auteur: Sue Barrett
  • Lucie Lucas victime de viols et d'agressions sexuelles la star de Clem brise le silence

Pire, la comédienne vedette de la Une relate avoir été violée. Elle a exprimé son admiration pour toutes ces femmes qui osent prendre la parole après avoir subi des violences sexuelles.

Lucie Lucas, héroïne de la série Clem, a publié un long message sur son compte Instagram, comme l'écrit L'Est Eclair.

Ce dimanche 24 novembre, des milliers de Belges ont participé à une manifestation contre les violences faites aux femmes, prenant l'exemple sur les nombreux Français qui, la veille, se sont mobilisés lors d'une marche parisienne organisée par le collectif #NousToutes, dans le but d'alerter l'opinion publique sur les violences sexistes et les féminicides. Ce que je partage avec vous dans ce post est une partie de mon intimité, un extrait de ce que je suis. "Merci à toutes les femmes qui ne se taisent plus", explique-t-elle en préambule dans le message qui accompagne son récit.

Elle encourage les femmes à parler même si elle réalise " combien c'est terrifiant de parler même sans donner de noms, de dates ou de lieux ".

La comédienne de 33 ans, maman de trois enfants, livre ensuite dans un texte ses souvenirs douloureux des humiliations, harcèlements et des agressions sexuelles dont elle a été victime dès son enfance, puis son adolescence.

" J'aimais secrètement ce garçon de 2 ans de plus que moi, tous les étés pendant les vacances, mais je n'ai pas aimé qu'il s'en aperçoive et me viole dans sa cave quand je pleurais toutes les larmes de mon corps en disant 'non', mais que je ne criais pas ni me débattais pour épargner ma mère qui attendait dans sa voiture à quelques mètres de là que je finisse 'mes adieux romantiques'..." Elle dénonce également le comportement d'un professeur de sport, en 6ème (l'équivalent de la 1ère secondaire en Belgique), "qui s'amusait régulièrement à comparer le développement de mon corps et celui de ma meilleure amie", et un enseignant de technologie qui "nous bloquait la sortie avec son corps, le regard amusé et la langue sur les lèvres ".

Ou cette autre situation dramatique: " J'aimais tant ce petit copain mais je n'ai pas aimé qu'il me viole avec la volonté de faire mal et de me punir parce qu'il pensait que je l'avais trompé ".

En référence aux propos d'Adèle Haenel, qui a accusé un réalisateur d'emprise et d'attouchements quand elle avait 12 ans, elle reprend: " Adèle à raison, il n'y a pas de monstres. À bout, la star de "Clem" demande à la société de se réveiller, "avec tous ses individus, et tendre vers le respect et l'épanouissement de chacun dans l'équité et la justice", et de conclure, "Nous voulons vivre dans un monde où nous aimons et respectons les hommes et jamais ne les craignons".

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