La Banque européenne d'investissement ne financera plus les énergies fossiles — Climat

17 Novembre, 2019, 11:10 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le siège la BEI à LuxembourgSIPA

Alors que la Belgique compte sur de nouvelles centrales au gaz pour tourner la page du nucléaire, la BEI arrête d'investir dans les énergies fossiles après 2021.

"Nous allons arrêter de financer les énergies fossiles et nous allons lancer la plus ambitieuse stratégie d'investissements pour le climat de toutes les institutions financières publiques dans le monde", a annoncé M. Hoyer, cité dans un communiqué.

Organe de financement de l'Union européenne, la BEI soutient des projets qui "contribuent à réaliser les objectifs de l'Union, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'UE" précise le site du Parlement européen.

"Après une longue discussion, nous sommes parvenus à un compromis pour mettre fin au financement sans fin par la Banque européenne de projets liés aux combustibles fossiles, y compris au gaz, à partir de fin 2021", a déclaré Andrew McDowell, vice-président de la BEI chargé de l'énergie. Si la BEI ne finance pas les projets liés au charbon ou au pétrole, la majorité de ses investissements dans le domaine de l'énergie se retrouve dans des projets de transports et d'extraction de gaz.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la nouvelle politique d'investissement de la banque votée jeudi par les membres du conseil d'administration (composé de représentants des Etats membres et de la Commission européenne), et de son ambition de devenir une véritable "banque du climat".

Outre l'annonce phare sur les énergies fossiles, la BEI prévoit que ses activités d'investissement "débloquent" jusqu'à 1.000 milliards d'euros d'investissement dans l'action pour le climat et le développement durable au cours de la prochaine décennie.

La BEI a donc accepté, comme lui suggérait la Commission européenne, un "arrangement transitoire pour l'abandon progressif des projets gaziers, y compris les projets vitaux d'interconnexion et de stockage de gaz, les projets dits d'intérêt commun".

Ces annonces apparaissent comme des premiers pas vers la banque du climat que la future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé de ses voeux. Une limite que les projets gaziers conventionnels ne peuvent pas respecter, fait valoir la BEI.

"Cette décision confirme que l'UE se dote de moyens financiers à la hauteur de ses ambitions climatiques et doit créer une dynamique au niveau mondial", s'est félicité Bruno Le Maire, rappelant le soutien du président Emmanuel Macron à la mue de la BEI.

La décision a été saluée par plusieurs ONG.

Faux, rétorque l'organisation WWF qui juge ce seuil "trop élevé" parce qu'il permet, selon elle, à des centrales à gaz performantes d'être éligibles.

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