Une ministre de Hong Kong agressée à Londres

16 Novembre, 2019, 12:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Les étudiants de l'université chinoise à Hong Kong manifestent ce mardi 12 novembre.                  REUTERS  Tyrone Siu

Hong Kong demeurait paralysée ce jeudi, pour le quatrième jour consécutif, par des manifestants pro-démocratie, accusés d'avoir tiré des flèches sur la police, tout en bloquant des routes et en perturbant la circulation des transports en commun, rapporte l'Agence France-Presse.

Après plus de cinq mois de manifestations, le mouvement de protestation dans l'ex-colonie britannique a adopté en début de semaine une nouvelle tactique dite de "l'éclosion généralisée". La fracture se creuse avec l'intensification des affrontements entre la police et les manifestants.

Jeudi matin, des axes routiers vitaux pour la ville étaient obstrués par des barricades constituées de bambous, de briques et d'un empilement d'objets divers.

"Ce lundi, la police de Hong Kong, s'est officiellement excusé pour avoir aspergé l'entrée d'une mosquée d'" eau bleue", une teinture mélangée à une solution poivrée brûlant la peau, permettant d'identifier les manifestants.

Jeudi, Xi Jinping a prévenu que les "activités illégales violentes (.) remettent gravement en cause le principe Un pays, deux systèmes ".

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la tâche la plus urgente à Hong Kong était actuellement de mettre fin à la violence et au chaos et de rétablir l'ordre. "La meilleure façon est de l'éteindre avant qu'il ne se propage", a écrit jeudi le quotidien.

Beaucoup redoutent désormais une intervention de l'armée chinoise.

La tension est montée d'un cran jeudi après-midi quand le tabloïd en langue anglaise Global Times, proche du pouvoir chinois, a annoncé que les gouvernement de Hong Kong devait "annoncer" un couvre-feu pour le week-end. Mais le journal a supprimé son tweet une demi-heure plus tard.

Ce coup de feu, filmé et retransmis en direct sur Facebook, a exacerbé la colère de manifestants qui dénoncent de longue date la brutalité de la riposte policière.

Certains des manifestants ont tenté de le séparer de la foule, et il s'est finalement réfugié dans une banque à proximité lorsqu'un secouriste est arrivé et l'a examiné. Il se trouve également toujours dans un état critique.

La police anti-émeute évacue une rue jonchée de briques laissées par des manifestants pro-démocrates lors d'une manifestation éclair dans le district central de Hong Kong, le 14 novembre 2019.

Les étudiants ont déployé un nouvel arsenal contre la police, notamment des catapultes artisanales et des arcs et des flèches. Plusieurs milliers d'étudiants se sont barricadés à l'intérieur de campus universitaires, préparant des cartons de nourriture mais aussi des projectiles comme des briques ou des cocktails Molotov.

"J'attends avec impatience l'arrivée de la police", a déclaré un manifestant vêtu de noir, disant s'appeler Ah Fai.

La ministre, profondément impopulaire, a été prise à partie par des manifestants pro-démocratie.

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