Le nouveau dérapage d’Alain Finkielkraut : " Je dis aux hommes, violez les femmes "

15 Novembre, 2019, 17:10 | Auteur: Sue Barrett
  • Alain Finkielkraut le 13 novembre 2019 sur LCI

"D'ailleurs, je viole la mienne tous soirs et elle en a marre".

Contactée par les Inrocks, Caroline de Haas s'est dite choquée par le profond "décalage d'Alain Finkielkraut avec la réalité". "Il y a une méconnaissance du viol et une violence telle dans ses propos, que cela peut réveiller des traumas chez les femmes victimes de viol (.) C'est extrêmement blessant d'entendre 'viol' tout le temps". Face à la féministe Caroline De Haas, le polémiste a tout simplement appelé les hommes à " violer les femmes ". Aujourd'hui il y avait la culture du viol... Résultat: le politiquement correct, ce n'est pas la bienveillance, c'est la méfiance, c'est l'insulte, c'est l'anathème. C'est d'ailleurs en référence à ces propos que le débat entre Caroline de Haas et Finkielkraut s'est envenimé, alors que la militante féministe revenait sur ces déclarations tenues en 2017.

Contacté par L'Express, la question divise les avocats: " Si la phrase était prononcée sans son contexte, elle pourrait être considérée comme de la provocation à la discrimination conformément à la loi de 1881 ", reconnaît Delphine Meillet, avocate en droit pénal et droit de la presse au barreau de Paris. Forcément, Alain Finkielkraut avait un avis très tranché sur la question, comme le notent nos confrères de Télé-Loisirs.

Caroline de Haas, outrée (comme les personnes dans le public), s'est fermement opposée à ces propos. De nombreux chercheurs et chercheuses parlent de la galanterie comme une forme de culture du viol.

"Aujourd'hui, elle s'est réconciliée avec lui, elle supplie Caroline de Haas d'arrêter de le harceler". "On parlait autrefois des viols, et par les viols, on dénonçait les passages à l'acte, la pénétration forcée". Il y aurait, en France, énormément de violeurs en puissance.

Ils ne peuvent ignorer que quand ils tiennent ce genre de propos, ils banalisent de fait les violences Finkielkraut, grand habitué des provocations nauséabondes a vu ici l'occasion de récidiver en lui coupant la parole: Violez, violez, violez, je dis aux hommes violez les femmes. Puis David Pujadas tente de tempérer le débat, en arguant que c'était du second degré. " Il ne serait pas étonnant qu'un juge trouve que c'est un délit constitué mais dispense Alain Finkielkraut de peine en considérant qu'il n'a pas voulu mal faire".

Alors que la militante féministe déclare "Vous ne pouvez pas dire ça", David Pujadas précise immédiatement: "C'est du second degré".

Cette réflexion me vient à l'observation d'un petit clip circulant sur les réseaux sociaux, permettant à des milliers d'outragés du clavier de réclamer la tête de Finkielkraut, lequel aurait fait l'apologie du viol en direct à la téloche!

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