Un deuxième Forum sur la paix s’ouvre à Paris — France

14 Novembre, 2019, 09:55 | Auteur: Lynn Cook
  • Macron très attendu au Forum de la paix après ses propos sur l'Otan

L'objectif affiché de ce grand événement international est d'"encourager la coopération internationale et l'action collective pour un monde en paix".

Le Forum de Paris sur la Paix, qui part du constat que le système du multilatéralisme, né de la fin de la seconde guerre mondiale en 1945, semble atteindre ses limites, incapable qu'il est à remédier aux désordres du monde actuel, entend souligner la nécessité de le refonder, à travers la reconstruction d'une forme de gouvernance sur les enjeux communs et les crises internationales.

Une émission préparée par Aziza Nait Sibaha, Mohamed Chenteur et Lamiaa Maniar.

" Le monde se fissure".

C'est la deuxième fois que le secrétaire général des Nations unies y prend la parole. "Une planète divisée en deux, qui verrait les deux plus grandes puissances économiques asseoir leur pouvoir sur deux mondes séparés en compétition", a-t-il indiqué, se référant "aux Etats-Unis et à la Chine ". Et c'est bien là, le cœur de ce Forum de Paris sur la paix à savoir la défense du multilatéralisme.

La première édition de ce rendez-vous s'est tenue l'an dernier, à l'initiative du président français, Emmanuel Macron, et à l'occasion du centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

Paix et sécurité, développement, éducation. ce sont quelques-uns des thèmes qui seront abordés à ce Forum de Paris sur la paix.

Pour rappel, la 1édition a regroupé à Paris 65 chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d'organisations internationales, 121 porteurs de projetsquiont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveauet plus de 6000 participantsd'ONG, d'entreprises, de groupes religieux et de la société civile. Parmi eux figurent une dizaine de dirigeants africains comme le Camerounais Paul Biya, le Tchadien Idriss Deby, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta ou encore le Congolais Félix Tshisekedi. "Mais la liste des invités ne convient pas à tout le monde, " c'est une belle opération de communication ", dénonce Paul Quiles, ancien ministre de la Défense et président d " Initiatives pour le désarmement nucléaire (IDN). Et qui ne participent pas au débat.

La position de la France est " un double discours total ", selon Tony Fortin de l'Observatoire des armements.

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