"Sanctions contre " TPMP " : "Le Conseil d’Etat condamne le CSA à indemniser C8

14 Novembre, 2019, 00:52 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Le Conseil d’Etat a donné raison à l’animateur de C8 sur le dossier du canular sur son chroniqueur Matthieu Delormeau

Ils avaient privé C8 de publicité pendant une semaine durant toute la diffusion de "Touche pas à mon poste ", ainsi que dans le quart d'heure qui suit et celui qui précède l'émission. L'animateur vedette avait fait polémique en diffusant une séquence dans laquelle il faisait croire à son chroniqueur Matthieu Delormeau qu'il venait de tuer quelqu'un.

Le CSA avait prononcé cette sanction inédite en estimant que lors de cette séquence filmée en caméra cachée, C8 avait "gravement méconnu son obligation de faire preuve de retenue dans la diffusion d'images susceptibles d'humilier les personnes". Le Conseil d'Etat a condamné, ce mercredi 13 novembre, le Conseil supérieur de l'audiovisuel à verser 1,1 million d'euros de réparation financière à C8. Un an plus tard, en juin 2018, le Conseil d'État annulait cette sanction, jugeant que Matthieu Delormeau n'avait pas " été montré sous un jour dégradant et humiliant ". Préjudice que le Conseil d'Etat a donc estimé à 1,1 million d'euros. "On paiera ", a sobrement commenté ce matin sur Europe 1, Roch-Olivier Maistre, le président du Conseil.

Quelques semaines plus tard, le CSA était à nouveau saisi suite à une séquence où Cyril Hanouna pousse l'une de ses anciennes chroniqueuses, Capucine Anav, à lui toucher le sexe.

"Nous avions toujours estimé que cette sanction était vraiment sans fondement et exagérée".

La sanction annulée, une privation de publicité pendant une semaine pour l'émission "Touche pas à mon poste", avait été décidée en juin 2017 par le CSA, après un canular de mauvais goût diffusé en novembre 2016.

Dans sa décision rendue mercredi, le Conseil d'Etat déboute C8 de cette demande expliquant qu'"eu égard à la nature des faits incriminés et compte tenu notamment de la circonstance qu'ils se sont produits seulement une quinzaine de jours après la mise en demeure adressée par le CSA concernant des faits similaires observés dans la même émission", "la sanction prononcée n'est pas excessive eu égard aux manquements commis".

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