Retour triomphal pour les Springboks, triple champion du monde — Rugby

10 Novembre, 2019, 23:51 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Coupe du monde de rugby : le retour des héros Springboks

Foule des grands jours mardi à l'OR Tambo International Airport de Johannesburg pour le retour des champions du monde de rugby 2019.

" Je suis venue parce que les Springboks sont la fierté de notre nation ", a lancé Rosharon Morgan, une technicienne blanche de 34 ans venue en voisine avec sa nièce de 3 ans. En attendant, ils ont présenté le trophée aux milliers de personnes réunies à l'aéroport de Johannesburg.

"Nous remercions nos guerriers", a déclaré le chef de l'Etat, tout sourire, au capitaine Siya Kolisi, au sélectionneur Rassie Erasmus et à toute l'équipe.

Après Pretoria, les Springboks doivent parader jeudi après-midi à Johannesburg, puis dans le township de Soweto.

Il est aujourd'hui largement retombé. Une nation qui ne fait plus qu'une derrière ses 31 rugbymen.

"A l'heure où l'Afrique du Sud vit des défis considérables, nous nous sommes tous retrouvés autour de cette victoire au Japon", s'est réjoui le président Cyril Ramaphosa.

Le chef de l'Etat a une nouvelle fois rendu hommage au capitaine et enfant d'un ghetto pauvre de Port-Elizabeth, Siya Kolisi, bombardé depuis la finale en héros de la "nation arc-en-ciel" rêvée par l'icône Nelson Mandela.

"Voilà l'héritage de Nelson Mandela, c'est ce qu'il aurait voulu", s'est enthousiasmé mardi Moemedi Mashiolane, un agent de sécurité noir de 45 ans venu se joindre à la foule pour acclamer ses champions à l'aéroport.

" Là d'où je viens, le rugby était un sport joué par les Blancs mais aujourd'hui il nous unit", a-t-il ajouté, ému, " je veux que les Blancs sachent que nous voulons faire nous aussi partie du monde du rugby et qu'ils nous laissent y jouer ".

Car derrière la ferveur suscitée par ce titre mondial, la réalité raciale du rugby sud-africain est restée plus contrastée.

Lors d'une conférence regroupant un millier de banquiers, patrons ou diplomates, le Président sud-africain a utilisé, mercredi à Johannesbourg, cette image positive pour tenter de convaincre les entreprises étrangères d'investir dans le pays.

Reste que les Springboks, qui ont décroché le 2 novembre leur troisième titre mondial depuis la création de l'épreuve, n'hésitent pas à investir quant à eux les clubs étrangers européens ou asiatiques. Et juste avant la Coupe du monde, un des vainqueurs de Yokohama, le Blanc Eben Etzebeth, a été accusé de propos racistes dont il devra répondre devant la justice.

De nombreuses célébrations sont prévues dans les principales villes du pays.

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