Tout sur l’accord SNM-ministère de la Justice — Grève des magistrats

06 Novembre, 2019, 20:05 | Auteur: Lynn Cook
  • Répression des magistrats: Une enquête

Face à la poursuite de la grève des magistrats, le ministère de la Justice a affirmé, avant-hier, qu'il demeure ouvert à toute initiative dans le cadre du dialogue respectant l'indépendance des institutions.

Le Club des magistrats s'est dit ainsi " surpris par la décision unilatérale", du syndicat national des magistrats, et estime que " les réponses aux quelques revendications (par la tutelle ndlr) ne satisfassent pas les préoccupations essentielles des magistrats ".

Enfin, le Syndicat national des magistrats (SNM) mentionne, également, dans son communiqué un troisième point d'accord.

"Concernant la revendication de la concrétisation de l'indépendance de la justice dans les textes et dans les faits, il a été convenu d'ouvrir un atelier impliquant toutes les parties concernées par l'enrichissement des textes relatifs à cette revendication, avec une participation active et directe des magistrats", lit-on dans le communiqué.

Pour ce qui est des magistrats ayant accepté le mouvement, M. Mabrouk a fait savoir qu'ils sont appelés à rejoindre leurs postes et s'acquitter de leurs missions. "Les juges, qui allaient prendre leurs nouvelles fonctions, se sont fait agresser au sein de la Cour par ceux qui étaient en grève", explique-t-il, ajoutant que "les magistrats non-grévistes ne se sentaient plus en sécurité et ont demandé la perquisition de la Cour d'Oran par les éléments de la gendarmerie".

Pour ce qui est des revendications matérielles, il a été convenu de les satisfaire entièrement en décembre prochain, avec effet financier rétroactif à partir du 1er janvier 2019. Ce qui s'est passé dimanche à Oran et ce lundi à Alger a été qualifié de dérapage sur lequel les magistrats ne comptent pas se taire.

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