Iran: Khamenei redit son opposition à tout dialogue avec Washington

06 Novembre, 2019, 04:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis : Ali Khamenei s’oppose à tout dialogue avec Washington

Cinquante-deux diplomates américains ont été retenus en otage pendant 444 jours.

Ce 4 novembre, Téhéran ainsi que plusieurs autres villes iraniennes ont été le théâtre d'importantes mobilisations.

Le président américain Donald Trump, qui accuse l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire -ce que la République islamique a toujours démenti- a sorti unilatéralement son pays de ce pacte en mai 2018 avant de rétablir et étendre de lourdes sanctions contre l'Iran.

Benyahia et ses collaborateurs avaient réussi à trouver une solution permettant la libération des diplomates américains détenus en otages à l'ambassade US de Téhéran.

Ces nouvelles sanctions coïncident avec le 40e anniversaire de l'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran par des étudiants iraniens le 4 novembre 1979.

Le guide suprême iranien a réaffirmé dimanche son opposition à tout dialogue avec Washington à l'occasion d'un discours prononcé pour le 40e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran, que l'Iran marquera lundi. Les étudiants espéraient les échanger contre le Shah d'Iran, poussé à l'exil aux Etats-Unis.

"Les Etats-Unis sont comme un scorpion au venin mortel qui ne cesse de vous agacer que lorsqu'il est écrasé", a lancé aux manifestants le général de division Abdolrahim Moussavi, commandant en chef de l'armée iranienne.

Hommes, femmes - principalement en tchador - et enfants agitaient des pancartes en anglais et en persan, sur lesquelles on pouvait lire: "Mort à l'Amérique, mort à Israël, victoire pour l'islam".

Ali Khamenei, le guide suprême iranien.

"Depuis la prise de contrôle de l'ambassade américaine de Téhéran, les relations entre l'Iran et les États-Unis ont connu des hauts et des bas", explique Hamidreza Homayounifar, correspondant d'Euronews à Téhéran.

"Leur hostilité à notre égard va continuer", a-t-il ajouté, estimant, à l'instar de l'ayatollah Khamenei, que discuter avec Washington reviendrait à accepter "la soumission et la défaite". L'ancien secrétaire d'Etat adjoint américain, Warren Christopher, avait alors fait la navette entre Alger et Washington et avait finalement négocié un accord en vertu duquel les otages ont été libérés en échange d'un dégel des biens iraniens et d'une levée de sanctions contre l'Iran.

En riposte à cette "pression maximale", l'Iran a annoncé lundi avoir nettement accéléré en deux mois son rythme de production d'uranium faiblement enrichi, à la veille de l'annonce attendue d'une nouvelle réduction de ses engagements pris dans le cadre de l'accord de 2015.

Disloquée, la statue de la Liberté est tombée de son piédestal et gît à terre: si leur dessin est plus moderne qu'avant, les nouvelles fresques inaugurées samedi à l'ex-ambassade des Etats-Unis de Téhéran restent avant tout anti-américaines.

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