Florence Parly promet des renforts européens — Sahel

06 Novembre, 2019, 07:04 | Auteur: Lynn Cook
  • Lutte contre le terrorisme: Le combat continue il doit continuer, lance la ministre française des armées en visite au Burkina

"Armés de patience"! Pas sûr que la patience, même conjuguée à "des efforts, de la détermination et de la constance", comme l'a déclaré Florence Parly, à N'Djemena, suffise pour inverser une tendance à la dégradation sécuritaire au Sahel. Le nord du Mali continue d'être le théâtre de violences jihadistes six ans après l'intervention militaire française Serval remplacée par l'opération Barkhane. Elles se sont propagées vers le centre du pays ainsi qu'au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts.

Elle a aussi tenu à rassurer, avant de s'entretenir avec le président tchadien Idriss Déby Itno, puis, dans les prochaines étapes de sa tournée, avec ses homologues burkinabè et malien: " Notre engagement au Sahel est et reste une priorité pour la France ". Et de nos jours, les armées de ces Etats semblent incapables d'enrayer la progression des attaques malgré l'appui de troupes étrangères, notamment des militaires français.

Si elle estime qu'il "faudra du temps pour construire cette résilience des forces locales", Florence Parly a affirmé que son armée faisait preuve de "patience ".

S'agissant de Barkhane, qui mobilise 4500 militaires au Sahel pour lutter contre les factions terroristes, elle a insisté sur le fait que l'opération "se transforme pour avancer plus loin, pour mieux accompagner les forces armées sahéliennes dans leurs opérations " mais "ne s'enlise pas ". Ces soldats soutiennent les armées nationales qui luttent contre les jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) ou à Al-Qaïda.

La visite de la ministre française est intervenue dans un contexte sécuritaire régional très dégradé, marqué par la mort, le 2 novembre, au Mali, du brigadier-chef Ronan Pointeau de l'opération Barkhane.

Alors que GSIM a revendiqué récemment les attaques perpétrées il y a quelques semaines contre les forces maliennes à Boulkessy et Mondoro, avec 40 militaires tués, le groupe d'Ali Maychou a également revendiqué l'attentat de Ouagadougou de mars 2018 (8 morts).

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