Les députés votent la tenue de législatives anticipées le 12 décembre — Brexit

31 Octobre, 2019, 10:32 | Auteur: Lynn Cook
  • Des drapeaux flottent pendant des manifestations pro et anti Brexit devant le Parlement britannique le 21 octobre 2019

Conformément aux pratiques parlementaires britanniques, les élus ont été invités à dire oralement s'ils approuvaient son passage en deuxième lecture. C'était la quatrième tentative du dirigeant pour convoquer les Britanniques aux urnes. Or, le texte du gouvernement, lundi, n'a reçu l'assentiment que de 299 députés. Cette voie parlementaire, qui n'a jamais été utilisée, ne nécessite qu'une majorité simple.

Boris Jonhson a finalement eu gain de cause. Le dirigeant a préparé le terrain mardi en décidant de réintégrer 10 des 21 députés rebelles qu'il avait exclus du parti pour avoir voté contre la stratégie de l'exécutif sur le Brexit.

Les travaillistes, première formation d'opposition, ont bloqué le texte en s'abstenant, expliquant vouloir d'abord écarter le risque d'une sortie sans accord et se disant réticents à un vote à l'approche de Noël, à une période où les étudiants rendent visite à leurs familles.

Nous avons maintenant entendu l'Union européenne confirmer la prolongation de l'article 50 jusqu'au 31 janvier, alors pour les trois prochains mois, notre condition qu'un accord sans Brexit soit écarté a été remplie, a-t-il ajouté.

Cette décision semble créer des vagues au sein du caucus travailliste. Ce qui est devenu une évidence la semaine dernière, quand le Parlement a voté son accord du Brexit en seconde lecture, à une majorité confortable de trente voix, mais a refusé un examen rapide dudit accord.

La décision annoncée mardi constitue une volte-face pour l'opposition officielle britannique.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se préparait mercredi à une campagne électorale "difficile" au lendemain du plébiscite des députés en faveur de législatives anticipées en décembre, avec l'objectif de trancher la question du Brexit, boulet du Royaume-Uni depuis plus de trois ans. Il a également indiqué avoir demandé aux Européens de dire clairement qu'il n'y aurait pas de nouvelle prolongation au-delà du 31 janvier.

Il s'agit du troisième report du Brexit, plus de trois ans après le vote de 52 % des Britanniques, en juin 2016, pour quitter l'UE. Le Royaume-Uni devait initialement quitter l'UE le 29 mars, une date déjà repoussée à deux reprises (au 12 avril puis au 31 octobre).

Les pays membres de l'Union européenne sont tombés d'accord pour reporter la date butoir du Brexit au 31 janvier, a annoncé lundi le président du Conseil européen, Donald Tusk. [.] Je croiserai les doigts pour vous.

Dans les rangs de l'opposition, qui a mis en échec une ratification de l'accord de divorce arraché par Boris Johnson à Bruxelles mi-octobre, les travaillistes espèrent pouvoir négocier leur propre accord avant de le soumettre à référendum, tandis que les europhiles libéraux-démocrates, qui ont le vent en poupe, veulent carrément annuler le Brexit.

"Toutefois, l'Institut qui a sorti l'étude donnant ces chiffres admet que les prévisions économiques sont entourées d'" incertitudes économiques et politiques considérables ".

Dans le cas d'espèce, la chambre des communes devra se prononcer cet après-midi sur une loi de Boris Johnson pour formaliser ce prochain scrutin.

Et il faudra aussi compter avec des élections générales britanniques anticipées, le parlement britannique doit en valider la tenue ce lundi.

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