Prison ferme pour les époux Balkany

19 Octobre, 2019, 00:32 | Auteur: Sue Barrett
  • Après la fraude la corruption épilogue au procès Balkany

Les deux époux avaient fait appel et Isabelle Balkany avait repris dans la foulée les rênes de la mairie de Levallois (Hauts-de-Seine) pour assurer l'intérim. Seuls son épouse Isabelle et leur fils Alexandre étaient présents. Il a en outre été condamné une nouvelle fois à dix ans d'inéligibilité.

Dans la journée ce vendredi, les édiles de Levallois-Perret avaient annoncé qu'ils allaient faire appel de leur condamnation pour blanchiment aggravé de fraude fiscale.

Six mois avec sursis ont été infligés à Alexandre Balkany, le fils du couple Balkany, qui "a agi par solidarité filiale" en souscrivant des baux de location fictifs pour le riad. Les avocats du milliardaire saoudien comme ceux de Patrick Balkany ont pilonné une procédure "lamentable" et une accusation qui n'a pas apporté "la moindre preuve d'un pacte de corruption". "Il n'y a pas un centime d'argent public, c'est uniquement notre patrimoine familial, il n'y a pas de corruption", a réagi Isabelle Balkany.

Le tribunal a prononcé la confiscation de leurs résidences de Giverny et Marrakech.

Patrick Balkany le 13 mai 2019 au tribunal de Grande Instance de Paris. Lors de l'audience, le parquet national financier (PNF) avait requis à son encontre une peine de sept années de prison ferme, mettant en avant " l'atteinte à la démocratie locale ". Il avait refusé dans la matinée d'être extrait de sa cellule de la prison de la Santé, où il est incarcéré depuis sa condamnation à quatre ans de prison pour fraude fiscale le 13 septembre.

Le couple était soupçonné d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas aux Antilles et au Maroc. Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse. Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad de la palmeraie, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société écran panaméenne aux titres au porteur. Et contre elle, quatre ans avec sursis et 500.000 euros d'amende.

Pour la défense, rien ne tient dans ce dossier. Ce dernier l'a découverte inanimée et a appelé les secours qui l'ont immédiatement conduite à l'hôpital.

Du fait des délais de convocation des protagonistes et d'examen du dossier, il apparaît hautement improbable que la demande de remise en liberté déposée par ses avocats après sa deuxième condamnation puisse être examinée dès mardi.

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