Syrie: un cessez-le-feu de cinq jours

18 Octobre, 2019, 04:14 | Auteur: Lynn Cook
  • Un véhicule blindé appartenant à des combattants syriens soutenus par la Turquie et détenant une position en face de la principale ville frontalière syrienne de Ras al-Ain le 16 octobre 2019

Sur la fameuse action militaire turque dans le nord de la Syrie contre les forces Kurdes, le républicain semble ne pas comprendre l'indignation de la communauté internationale. "Les Kurdes ne sont pas des anges", a-t-il ajouté.

Donald Trump a estimé mercredi que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une sanglante guérilla contre la Turquie depuis plusieurs décennies, était " probablement " une plus grande " menace terroriste " que le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

"C'est une situation compliquée (.) entre la Turquie qui est un allié de l'Otan d'un côté et les Kurdes qui ont combattu l'EI avec nous", a-t-il conclu.

Désormais, selon les mots du vice-président des États-Unis rapportés par le New York Times: "les combattants kurdes disposent de 120 heures pour se retirer de la zone de sécurité".

"Nous sommes prêts à respecter le cessez-le-feu", a annoncé le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS) Mazloum Abdi, lors d'une intervention téléphonique sur la chaîne de télévision kurde Ronahi.

Sur le terrain, les combats continuent de faire rage, en particulier à Ras al-Aïn, ville située à la frontière turque où les combattants kurdes tentent de repousser l'assaut des forces d'Ankara.

Un reporter de l'AFP près de Ras al-Aïn a vu des colonnes de fumée s'élever de la ville pendant que l'écrasant tonnerre de l'artillerie turque emplissait l'air. "Nous ne sommes pas encore passés à l'attaque (.) La véritable bataille n'a pas encore débuté", a-t-il averti. Selon la diplomatie américaine, l'arrêt définitif devrait suivre le retrait des forces kurdes dans les cinq jours.

Syriens et Russes ont attendu le retrait américain pour intervenir à Kobané.

L'offensive turque inquiète tout particulièrement les Européens, qui craignent l'évasion des djihadistes étrangers jusque-là retenus par les forces kurdes.

Depuis Fort Worth, au Texas, le président a salué un résultat incroyable, évoquant un grand jour pour les acteurs de ce conflit.

L'administration américaine s'efforce de limiter les dégâts après la décision de Donald Trump de retirer les forces américaines du nord-est de la Syrie, où elles protégeaient les forces kurdes d'une opération militaire turque.

Invité par le Kremlin, le président turc rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine le 22 octobre dans la station balnéaire de Sotchi, a précisé mercredi la présidence turque.

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