Et maintenant, quels sont les scénarios possibles — Brexit

18 Octobre, 2019, 16:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Brexit

L'annonce en a été faite jeudi à la mi-journée séparément sur leurs comptes Twitter à la fois par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Boris Johnson, le premier ministre britannique.

A son arrivée à Bruxelles, le président français Emmanuel Macron s'est dit quant à lui "raisonnablement confiant" sur une ratification par le Parlement britannique de l'accord.

Les pourparlers entre Londres et Bruxelles ont porté sur plusieurs questions sensibles: la manière d'éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, partie du Royaume-Uni, afin de préserver la paix sur l'île tout en permettant des contrôles douaniers, le droit de regard accordé aux autorités nord-irlandaises sur l'accord de divorce ou encore la relation future. S'il se réjouit de la conclusion de cet accord, le responsable a tout de même fait part de sa "tristesse" de voir le Royaume-Uni quitter l'UE.

"Nous avons un excellent nouvel accord qui reprend le contrôle", a tweeté Boris Johnson, en référence aux promesses du camp "Leave" lors du référendum de juin 2016 de reprendre le contrôle de ses lois et de sa politique commerciale. "Ce que Boris Johnson a pour lui, c'est que la situation a mûri et que la majorité, au Parlement, a certainement plus confiance en lui qu'en Theresa May", analyse Amandine Crespy, chercheuse à l'Institut d'études européennes de l'Université libre de Bruxelles. L'heure est venue pour son parti de se mobiliser en sa faveur, tonne The Daily Telegraph, soutien de la première heure du Premier ministre conservateur. "Ils peuvent continuer à vivre comme avant".

Favorables au maintien dans l'UE, les indépendantistes écossais du SNP (35 députés) et les Libéraux-démocrates (19) ont également opposé une fin de non-recevoir.

Une période de transition doit s'achever à la fin de l'année 2020: on n'est pas rendus! "Il protège nos indications géographiques, nos données, et il assure un retrait ordonné", énumère-t-il. Car pour tous, dégager un accord avant le lancement du Conseil européen était une priorité absolue. Mais le parti unioniste nord-irlandais DUP, pourtant allié au Parlement britannique des conservateurs de Boris Johnson, a déjà réaffirmé son opposition à l'accord, rendant très incertaine son adoption par les députés.

"Moi j'ai fait mon travail", a déclaré Michel Barnier, interrogé sur la possibilité que l'accord révisé soit de nouveau rejeté à Westminster.

En cas d'échec à faire approuver son accord, Boris Johnson est contraint par une loi de solliciter un report de trois mois du Brexit afin d'éviter un "no deal".

Si oui, alors un Conseil européen extraordinaire serait sans doute convoqué avant l'échéance du Brexit pour que les dirigeants de l'UE discutent d'une éventuelle extension.

Le dirigeant exclut catégoriquement de repousser le Brexit, déjà reporté deux fois, sans dire toutefois comment il s'y prendrait.

S'il est approuvé à Westminster, l'accord devra encore être ratifié par le Parlement européen avant le 31 octobre, la date prévue du divorce. Contrairement aux députés du Royaume-Uni, les eurodéputés ne devraient a priori pas s'opposer au texte.

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