Un choc historique et à huis clos entre les deux Corées

16 Octobre, 2019, 13:08 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Mondial-2022 les deux Corées face-à-face pour un choc historique et invisible

Pyongyang accueille le match de qualification au Mondial 2022 entre la Corée du Nord et la Corée du Sud à l'abri des regards. A part un. Gianni Infantino, le président de la FIFA. La rencontre ne sera pas retransmise à la télévision, en tout cas, pas en direct. Seuls les sites de la FIFA et de la Confédération asiatique (AFC) sont autorisés à donner les buts et les compositions d'équipes.

" La Corée du Nord a promis de fournir un DVD contenant l'intégralité de la séquence du match avant que notre délégation ne soit représentée ", a déclaré le ministère de l'Unification du Sud, chargé des affaires transfrontalières, dans un communiqué. Au coup d'envoi, il n'y aura en effet dans le stade Kim Il-sung ni supporteurs sud-coréens ni journalistes étrangers.

" La Corée du Nord est une équipe physique et agressive, qui peut être très dangereuse en contre-attaque, a annoncé le sélectionneur de la Corée du Sud, Paulo Bento".

Ce mardi, 10 h 30 heure française, la zone Asie offre un choc historique entre la Corée du Nord et la Corée du Sud pour les qualifications au Mondial 2022.

On ignore si le match sera retransmis en direct, et on ne sait pas non plus si des Sud-Coréens pourront aller voir la rencontre, à l'exception de l'encadrement de l'équipe.

Avant de s'envoler pour Pyongyang, les Sud-Coréens avaient été priés de laisser leurs téléphones portables à leur ambassade en Chine. Et les contacts ont depuis été extrêmement compliqués.

"Rien n'est garanti en termes de communication, ce qui fait que nous devons utiliser ce qu'on a sous la main à l'instant T", a déclaré un responsable de la fédération sud-coréenne (KFA), en précisant que les échanges s'effectuaient notamment par courriel.

La conférence de presse de veille de match de Paulo Bento, lundi soir au stade Kim Il Sung, s'est déroulée en présence de cinq journalistes nord-coréens et de deux membres de la KFA.

Ces derniers ont dû rentrer à leur hôtel pour trouver une connexion internet et envoyer un compte-rendu à leur fédération. Mais depuis le fiasco en février du deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, Pyongyang a multiplié les critiques à l'égard de Séoul.

Rappelons que le président sud-coréen Moon Jae-in avait profité des Jeux olympiques de 2018, à Pyeongchang, pour briser la glace et rencontrer dans la foulée trois fois le dirigeant nord-coréen.

Le match intervient dans le contexte de la reprise des essais de missiles par la Corée du Nord, qui a par ailleurs quitté au début du mois, en Suède, la table des négociations avec les États-Unis.

Pendant des décennies, le Nord s'est refusé à accueillir des matchs intercoréens, préférant les délocaliser en Chine.

C'était la première fois que les équipes jouaient en Corée du Nord depuis un match amical en 1990. " L'Association coréenne de football (KFA), de son côté, a expliqué que la fédération de football de la Corée du Nord l'avait informé que la question d'autoriser l'entrée de personnes autres que les joueurs n'était pas à l'étude".

Recommande: