L'ex-ambassadrice américaine en Ukraine témoigne — Destitution

16 Octobre, 2019, 23:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Procédure d' impeachment: Si la situation ne bouge pas politiquement cela va finir devant les tribunaux

Une cour d'appel a confirmé vendredi que le Congrès américain pouvait exiger des documents sur les finances de Donald Trump, infligeant un nouveau revers au président républicain dans son bras de fer avec les parlementaires démocrates.

Le doute pesait sur la venue de Marie Yovanovitch depuis que la Maison-Blanche a annoncé mardi qu'elle refuse désormais de coopérer avec l'enquête des démocrates.

"Vous avez conçu et mis en œuvre votre enquête d'une manière qui viole l'équité fondamentale ainsi que les règles constitutionnelles pour une telle procédure", a écrit l'avocat de la présidence Pat Cipollone dans une lettre adressée à la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, au président de la Commission du Renseignement de la Chambre, Adam Schiff, à Elijah Cummings, président de la Commission de surveillance et de réforme, et Eliot Engel, président de la Commission des affaires étrangères.

Alors qu'elle avait déjà été rappelée à Washington en mai, Donald Trump avait déclaré au président ukrainien que l'ex-ambassadrice " n'annonçait rien de bon ". Lors de son entretien téléphonique avec Volodymyr Zelensky, M.Trump a exercé selon eux une pression sur Kiev en liant implicitement l'enquête sur Joe Biden au déblocage d'une aide financière américaine.

"Cette demande est au coeur de l'enquête ouverte par l'opposition afin de constituer un dossier de mise en accusation (" impeachment ") contre le président américain.

Le département d'Etat n'a pas donné suite cette semaine aux questions de l'AFP pour savoir si la diplomate tomberait également sous le coup d'une interdiction de témoigner et si elle risquait des sanctions en acceptant malgré tout de témoigner.

L'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne (UE), Gordon Sondland, va témoigner devant les élus enquêtant dans le cadre d'une procédure de destitution contre le président républicain, Donald Trump, malgré l'interdiction du département d'Etat. L'ancien vice-président, Joe Biden, qui pourrait être son adversaire démocrate lors de la présidentielle de novembre 2020?

Les démocrates examinent les interactions de M. Trump avec le président ukrainien. "Soit elle est très stupide", "soit elle perd la tête", "soit elle est malhonnête". "C'est une socialiste qui déteste l'Amérique!", a-t-il lancé devant une foule déchaînée. "Elle est l'une des raisons pour lesquelles nous gagnerons le Minnesota", a-t-il conclu. Selon cette enquête, 51% des Américains sont favorables à la destitution du président Trump, soit un bond de neuf points par rapport à juillet. "Nous sommes face à certaines personnes qui sont dérangées, des grands malades".

Conscient que le devenir d'une procédure de destitution se joue sur la perception qu'en a l'opinion publique plus que dans d'obscures batailles procédurales, le 45e président des Etats-Unis a été piqué au vif par un sondage Fox News rendu public mercredi soir. "Les démocrates se sont embarqués dans une croisade pour détruire notre démocratie". "Quel que soit l'institut de sondage qu'ils utilisent, ce sont des tocards", a-t-il ajouté, avant de regretter que la chaîne prisée des conservateurs soit très différente de ce qu'elle était "au bon vieux temps".

Lev Parnas et Igor Fruman, des citoyens américains nés en Ukraine et en Biélorussie, ont été interpellés, mercredi soir, à l'aéroport international de Washington, munis d'un aller simple pour une destination à l'étranger, a révélé la police fédérale. Ils sont accusés d'avoir effectué d'importantes donations à des hommes politiques américains en dissimulant l'origine des fonds, en partie russes.

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