Espagne: peines allant jusqu'à 13 ans de prison pour les dirigeants catalans

14 Octobre, 2019, 16:58 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Une foule brandissant des drapeaux espagnols manifeste à Barcelone

Dans ce texte relayé par Gerard Piqué qui se dit " fier d'appartenir à ce club ", le Barça critique la décision rendue par la Cour suprême espagnole condamnant neuf des douze leaders politiques indépendantistes catalans jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017 à des peines de prison, allant de 9 à 13 ans, pour sédition et détournement de fonds publics, les trois autres accusés ayant été condamnés à des amendes.

Les neuf autres indépendantistes catalans condamnés à des peines de prison lundi: (en haut de gauche à droite) Raul Romeva, Joaquim Forn, Jordi Turull, Oriol Junqueras et Josep Rull (en bas de gauche à droite) Jordi Cuixart, Carme Forcadell, Dolors Bassa et Jordi Sanchez.

Neuf responsables indépendantistes ont été condamnés à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Réagissant à la condamnation des indépendantistes, Carles Puigdemont, sous le coup d'un nouveau mandat d'arrêt international lancé par l'Espagne, a dénoncé une "aberration".

Les magistrats ont finalement écarté le délit le plus durement puni, la rébellion, en considérant que la violence n'avait pas été une partie structurelle du plan pour arriver à l'indépendance, même si les accusés ont encouragé des mouvements tumultueux à l'automne 2017.

L'ancien vice-président du gouvernement régional, Oriol Junqueras est la principale figure du procès en l'absence du président Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour éviter les poursuites. Arrivé au pouvoir en juin 2018 avec l'appui au parlement des indépendantistes catalans, le premier ministre socialiste Pedro Sanchez avait ébauché avec eux un dialogue qui s'était rompu en février, au début du procès.

Les trois autres n'ont été condamnés que pour désobéissance et aucune peine de prison n'a été prononcée à leur encontre.

Mais les indépendantistes, toujours aux commandes dans la région, veulent au contraire mobiliser une nouvelle fois leurs partisans et ont appelé à la "désobéissance civile".

En Catalogne où, depuis 2010, l'indépendantisme mobilise de vastes manifestations, le gouvernement a envoyé des renforts policiers face aux risques de regain de tensions.

La situation s'est déjà tendue dans la région après le placement en détention provisoire à la fin septembre de sept militants indépendantistes radicaux soupçonnés de préparer des actions violentes. Des blocages de routes, de grandes manifestations et une grève sont attendus.

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