Sortie imminente pour Thierry Bolloré — Groupe Renault

10 Octobre, 2019, 21:55 | Auteur: Aubrey Nash
  • NISSAN CHOISIT LE CHEF DE SES ACTIVITÉS EN CHINE COMME DG SELON LES SOURCES

Le Figaroavançait, dès mardi 8 octobre au soir, que " Jean-Dominique Senard [le président de Renault] devrait proposer prochainement au conseil d'administration du groupe de lancer la recherche d'un nouveau directeur général ".

Delbos serait la personne idéale pour le constructeur automobile en difficulté, qui a subi un certain nombre de revers depuis l'arrestation de l'ancien président-directeur général, Carlos Ghosn, au Japon, il y a 11 mois, sur des accusations de malversation financière, plongeant ainsi dans une crise les relations du constructeur avec Nissan.

Au cours de ce conseil d'administration d'urgence, les administrateurs seront amenés à statuer sur le sort de Thierry Bolloré, l'actuel directeur général du groupe Renault (à droite sur la photo d'illustration de cet article).

Début 2018, il est nommé directeur général adjoint de Renault: une ascension due à Carlos Ghosn, qui souhaitait en faire son successeur.

Les résultats du groupe Renault ne sont pas au beau fixe et, depuis quelques jours, Thierry Bolloré, qui est le dernier haut représentant de l'époque Carlos Ghosn chez Renault, est sous pression. Or Thierry Bolloré, âgé de 56 ans, reste associé aux années Ghosn. Il connaît Renault et les rouages des partenariats, ayant travaillé en Corée du Sud de 2012 à 2014 pour la marque locale Renault Samsung Motors, puis ayant piloté les achats de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi entre 2016 et 2018. Le pari est en bonne voie d'être gagné, mais passe par un renouvellement des dirigeants, tout en honorant les revendications des partenaires.

Makoto Uchida, chef de la filiale chinoise de Nissan, va prendre la tête du groupe le 1janvier au plus tard.

Renault, par la voix de Jean-Dominique Senard s'est félicité de cette nomination car l'homme est considéré comme souple, ouvert à la négociation et aux compromis. Bien qu'ils se défendent de vouloir s'ingérer dans un processus relevant d'une entreprise essentiellement privée, nul doute que l'Élysée et le Ministère de l'Économie suivent de près les mouvements à la tête de Renault.

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