Le Prix Nobel de chimie récompense le développement des batteries lithium-ion

10 Octobre, 2019, 01:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Nobel de chimie à un trio américano-britannico-japonais pour les batteries au lithium-ion

Un Américain, un Britannique et un Japonais ont reçu le prix Nobel de chimie 2019, ce mercredi 9 octobre, pour leurs travaux qui ont permis de développer les batteries lithium-ion. Les batteries lithium ion, celles que l'on trouve dans les téléphones et surtout dans les voitures électriques, qui boostent leur autonomie au point d'annoncer un inévitable basculement de la propulsion thermique au moteur électrique.

Stanley Whittingham, né en 1941 au Royaume-Uni, est rattaché à la Binghamton University de l'État de New York. Enfin grâce aux travaux de ce dernier, Akira Yoshino a créé la première batterie au lithium-ion commercialement viable en 1985.

"Par leur travail, les lauréats du prix Nobel de chimie cette année ont jeté les fondations d'une société sans fil et libérée des combustibles fossiles". "Que ça soit dans nos portables, nos ordinateurs, les voitures hybrides ou électriques, tous ces objets électroniques sont à base de de la technologie lithium-ion", a expliqué à l'AFP Jean-Marie Tarascon, un chimiste et professeur au Collège de France. John Goodenough, diplômé de l'université de Chicago et qui a fait carrière à l'université du Texas d'Austin, a doublé le potentiel de cette batterie dans la décennie suivante. C'est ainsi qu'il crée une cathode innovante dans une batterie au lithium à partir du disulfure de titane (TiS2). En 1980, il parvient à démontrer que l'usage d'oxyde de cobalt - à la place d'un sulfure métallique - permet de doubler leur puissance: de 2 à 4 volts. Et Akira Yoshino, né en 1948 et travaillant pour les universités de Tokyo et de Meijo, à Nagoya, l'a rendue plus sûre en en retirant le lithium pur. Inachevée, la batterie au lithium-ion poursuit son développement par l'intermédiaire du second chercheur récompensé.

En 2018, l'Australie a été le premier producteur mondial de lithium (51.000 tonnes), suivi du Chili (16.000), de la Chine (8.000) et de l'Argentine (6.200).

Le prix de physique est allé mardi au Canado-Américain James Peebles, qui a mis ses pas dans ceux d'Einstein pour éclairer sur les origines de l'univers, et aux Suisses Michel Mayor et Didier Queloz qui, les premiers, ont révélé l'existence d'une planète en dehors du système solaire. À 97 ans, Goodenough est même devenu le plus vieux lauréat d'un prix Nobel. Ce jeudi, c'est la littérature qui sera auréolée, avant la paix vendredi.

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