"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron est un "petit joueur" ironise François Fillon

10 Octobre, 2019, 20:19 | Auteur: Sue Barrett
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"Macron, c'est un petit joueur à côté", en a-t-il conclu, avant d'expliciter son propos: "Il [a] recul [é] et [s'est] lanc [é] dans son affaire de Grand débat qui, à mon avis, a eu des conséquences fâcheuses sur la suite de sa volonté de réformes".

Si on réfléchit bien, c'est pas grand-chose, cette affaire de "gilets jaunes". Il y a eu au maximum des manifestations de 150.000 à 180.000 personnes dans toute la France", ajoutant: " Macron, c'est un petit joueur!

Et d'ironiser sur sa propre expérience des manifestations de rue lorsqu'il était en fonction (en 2010 pendant la réforme des retraites): "Je vais être un peu prétentieux mais quand j'ai fait la réforme des retraites, j'ai mis 2 millions et demi de personnes dans la rue".

L'ex-Premier ministre s'est exprimé à la télévision suisse ce jeudi, revenant notamment sur la crise des Gilets jaunes, mal gérée selon lui par Emmanuel Macron.

C'est une drôle de comparaison, à laquelle s'est essayé François Fillon.

Questionné sur la capacité d'Emmanuel Macron à incarner un sursaut européen, François Fillon a estimé " Pourquoi pas? Plus largement, l'ancien Premier ministre a également souligné "cette puissance médiatique, cette puissance de l'image, ce système des réseaux sociaux qui font que tout d'un coup, on a l'impression que la France est à feu et à sang, que c'est la Révolution." .

Cette Europe qui est vieille, un peu fatiguée, qui ne croit plus en grand-chose (.) est-ce que ce mouvement est historique, profond? Mais " si cette crise a déstabilisé aussi profondément un gouvernement légitime venant d'être mis en place, ce n'est pas bon signe ", a-t-il ajouté. Ou est-ce qu'un homme, une personnalité, pourra l'interrompre?

Aucune nostalgie mais des "regrets", des "remords" et de la "rancune", ressentie notamment après sa défaite en 2017. "Mais il était intéressant de voir aux obsèques de Chirac ces gens qui s'étaient battu les uns contre les autres".

Evoquant la "bataille judiciaire" qu'il a devant lui, lors du procès pour emplois fictifs présumés, prévu en février 2020, François Fillon précise son avenir personnel.

"La droite française s'est suicidée avec ses divisions" depuis vingt ans, a-t-il encore estimé.

Par ailleurs, il a assuré que "non", un retour en politique n'était pour lui pas imaginable, et dit n'éprouver "aucune nostalgie".

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