" L'été a été excellent ", selon Guillaume Pepy — SNCF

28 Septembre, 2019, 17:36 | Auteur: Aubrey Nash
  • La SNCF veut un rapprochement entre Eurostar et Thalys

Si Guillaume Pépy, à la tête de la SNCF depuis 2008, s'apprête à quitter la présidence de l'entreprise publique, il laisse sur la table un projet pour le moins audacieux.

Ce sera l'un des derniers grands chantiers, sinon le dernier, lancé par le président de la SNCF avant qu'il ne cède son siège à Jean-Pierre Farandou fin 2019.

Le projet de rapprochement devra être présenté aux personnels et approuvé par les conseils d'administration des deux entités et par leurs actionnaires. Lors d'une rencontre avec la presse, Guillaume Pepy a annoncé jeudi 26 septembre que la compagnie ferroviaire souhaitait le rapprochement de ses deux filiales, Eurostar et Thalys.

La compagnie Eurostar est détenue à 55 % par la SNCF, à 40 % par le consortium Patina Rail - composé pour 30 % de la Caisse de dépôt et placement du Québec et 10 % du fonds britannique Hermes Infrastructure - et à 5 % par la SNCB. L'idée est de développer et d'étendre " ce double réseau, et la SNCF " souhaite à l'évidence garder le contrôle " de l'ensemble, a souligné Guillaume Pepy.

De son côté, Thalys est une filiale à 60 % de la SNCF et de 40 % de la SNCB.

Pourquoi cette volonté de rapprochement?

En 2018, Eurostar a transporté 11 millions de voyageurs et Thalys 7,5 millions.

" Combiner les deux réseaux " a trois avantages, a-t-il expliqué à des journalistes: " Faire un bout de l'Europe de la grande vitesse ", " simplifier la vie des gens " et augmenter la fréquentation".

"L'ambition de ce projet serait d'accélérer [la transition] de la route et de l'aérien vers le train en répondant à la demande croissante de mobilité durable, et d'accroître ainsi le nombre de voyageurs annuels sur les réseaux combinés Eurostar et Thalys - actuels et futurs - passant de 18,5 millions de passagers actuels à près de 30 millions d'ici 2030", peut-on lire dans un communiqué de l'investisseur institutionnel québécois. La fusion, si elle se fait, devrait prendre "entre dix-huit mois et deux ans", selon Guillaume Pepy. Avec cette naissance d'un géant européen, la SNCF se placerait en bonne position pour conquérir les marchés. "Notre objectif est de créer une entreprise européenne qui va permettre de faciliter le transport de ville à ville entre les pays et qui va concurrencer l'aérien et la voiture ", a noté Rachel Picard, selon laquelle la SNCF veut montrer " qu'il n'y a pas que le low cost aérien" qui existe.

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