L’industrie automobile européenne redoute un "séisme" en cas de "no deal" — Brexit

25 Septembre, 2019, 15:40 | Auteur: Aubrey Nash
  • L’industrie automobile européenne redoute un

Dans l'usine d'assemblage des Mini de BMW à Oxford, en Angleterre, en janvier 2017. Les organisations chefs de file représentant les constructeurs de véhicules et de pièces dans l'Union européenne (ACEA et CLEPA), ainsi que dix-sept associations nationales, dont le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), l'Association de l'industrie automobile allemande (VDA) et la Société britannique des constructeurs et des négociants en automobiles (SMMT) ont uni leurs forces pour souligner l'impact d'un Brexit sans accord sur l'un des atouts économiques les plus précieux de l'Europe.

" Le Brexit n'est pas seulement un problème britannique, nous sommes tous concernés dans l'industrie automobile européenne et même au-delà".

"La sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord déclencherait un séisme pour les conditions commerciales, avec des milliards d'euros de droits de douane menaçant d'affecter le choix des consommateurs et les prix abordables des deux côtés de la Manche", écrivent-ils lundi.

Un Brexit chaotique porterait un coup "sévère" aux chaînes d'approvisionnement à flux tendus qui s'étendent au-delà des frontières internationales, ont averti les associations.

Il a plaidé pour que Londres et l'UE prennent "toutes les mesures nécessaires pour éviter un Brexit sans accord".

"Nous quitterons l'UE le 31 octobre et notre préférence, c'est de le faire avec un nouvel accord qui est dans l'intérêt de nos entreprises et de nos citoyens", a réagi un porte-parole du ministère britannique des Affaires, de l'Énergie et de la Stratégie industrielle.

Carlos Tavares, patron de PSA, a prévenu en juillet 2019, que le constructeur était prêt à fermer l'usine de Ellsmere Port pour transférer l'activité sur le continent. Les constructeurs estiment que le surcoût lié aux droits de douane supplémentaires en cas de Brexit sans accord serait de 5,7 milliards d'euros. Ainsi, plusieurs constructeurs comme BMW, Nissan et PSA ont déjà réduit les investissements sur leurs sites britanniques dans l'attente de l'évolution des négociations sur le Brexit.

Le secteur automobile produit 16,5 millions de voitures par an en Europe et emploie 13,8 millions de salariés.

Sur les six premiers mois de l'année, les nouveaux investissements ont subi une chute de 70 % pour descendre à 90 millions de livres.

Recommande: