Les salariés américains de GM en grève, la première depuis 2007 — Automobile

19 Septembre, 2019, 15:59 | Auteur: Aubrey Nash
  • Appel à la grève dans les usines américaines de General Motors

Ce débrayage a été précédé d'un mot d'ordre de grève de 850 ouvriers en charge de la maintenance des usines GM dans le Michigan et l'Ohio samedi, également à l'appel de l'UAW.

T-shirt rouge, pancartes à la main, des salariés manifestaient, dans le calme, devant les entrées des sites GM, répartis dans dix États, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ce pourrait être le plus important mouvement de grève depuis plus de 10 ans chez General Motors.

Le dialogue se poursuit entre les deux parties, GM et l'UAW devant se retrouver autour de la table des négociations aux alentours de 10H heure locale a indiqué M. Rothenberg.

Le dernier grand appel à la grève chez General Motors remonte à 2007 lorsque 73.000 travailleurs de plus de 80 usines avaient arrêté le travail pour deux jours, déjà dans le cadre de négociations salariales tendues.

"Je ne veux pas que GM construise des usines en Chine, dans d'autres pays (.) GM réalise la majorité de ses bénéfices aux États-Unis", a déclaré le président, Donald Trump, disant espérer que la grève soit de "courte durée". "C'est de la dignité et du respect", a réagi l'ancien vice-président Joe Biden, tandis que le sénateur Bernie Sanders a appelé GM à "mettre fin à la cupidité". L'UAW, suivant son approche traditionnelle, a choisi de négocier d'abord avec GM en vue d'appliquer ensuite à Ford et Fiat Chrysler les termes d'un nouveau contrat.

Ces discussions sont au point mort, tant le fossé reste grand entre les revendications des syndicats et les propositions de la direction sur les salaires, les prestations de soins de santé, le statut des travailleurs temporaires et la sécurité de l'emploi.

Selon le lobby Alliance of Auto Manufacturers, l'industrie automobile soutient 9,9 millions d'emplois directs et indirects aux États-Unis et compte pour environ 3% du Produit intérieur brut (PIB).

"Nous avons présenté une offre solide pour améliorer les salariés et les avantages ainsi qu'accroître les emplois américains de façon substantielle", a déclaré un porte-parole de GM. "Nous avons négocié de bonne foi et avec un sentiment d'urgence", affirme encore GM ajoutant vouloir " bâtir un avenir solide pour les employés et l'entreprise ".

Au deuxième trimestre, le géant de Détroit, sauvé de la banqueroute en 2009, a enregistré une hausse de son profit net de 1,2 % à 2,41 milliards de dollars sur des ventes un peu en baisse de 36,06 milliards de dollars (-1,9 %).

Selon le Wall Street Journal, le constructeur n'aurait pas connu une grève d'une telle ampleur depuis plus d'une décennie.

Quant aux salariés, "ils perdent instantanément de l'argent", assure M. Wheaton. En juin, le syndicat a échoué à ouvrir une section au sein d'une usine Volkswagen dans le Tennessee.

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