Arabie Saoudite: " Des missiles ont été tirés depuis une base iranienne "

19 Septembre, 2019, 04:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Attaques en Arabie l'alliance controversée de Trump avec Ryad au coeur des choix américains

Si les informations voulant que l'Iran s'attaque aux installations pétrolières en Arabie saoudite correspondent, cela entraînera une nouvelle détérioration importante des relations irano-américaines, après que le président Trump ait récemment laissé entendre qu'il envisagerait de rencontrer le président iranien Rouhani. En effet, Donald Trump s'est servi de son arme favorite, le tweet, pour durcir encore un peu plus sa position vis-à-vis de Téhéran. "Je viens d'ordonner au secrétaire du Trésor de durcir substantiellement les sanctions contre l'État iranien!" a annoncé le président des États-Unis, sans donner plus de précisions. Selon The New York Times, "l'ampleur qu'aurait cette dernière série de sanctions n'est pas encore claire, et l'on ne sait pas si elles viseraient l'Iran en général, des éléments spécifiques du régime ou bien des individus". Une enquête doit déterminer l'origine exacte des tirs, a-t-il dit.

Pour les Saoudiens, il ne fait aucun doute que l'Iran a parrainé ces attaques.

L'Iran dément avoir joué le moindre rôle dans les attaques contre Riyad, son rival régional, qui ont fait baisser de moitié la production de pétrole du royaume et fait flamber temporairement les prix du brut.

M. Trump a annoncé mercredi sur Twitter avoir ordonné un durcissement "substantiel des sanctions" contre l'Iran et ajouté plus tard qu'il en préciserait les détails "d'ici 48 heures".

"Il y a beaucoup d'options".

Ryad avait déjà déclaré que d'après ses premiers éléments d'enquête, les attaques ne venaient pas du Yémen. Les Nations Unies enverront également leurs experts, selon des sources diplomatiques.

Le prince héritier saoudien a assuré mercredi qu'elles permettaient de tester "la volonté internationale de lutter contre les opérations de sabotage qui menacent la sécurité et la stabilité mondiales", selon l'agence officielle SPA.

Lundi, la République islamique a nié et condamné les accusations américaines, affirmant que si "une action devait être prise contre l'Iran", Téhéran y répondrait "immédiatement" avec "une portée bien plus grande qu'une simple menace", selon l'agence officielle Irna. Les Houthis avaient précédemment revendiqué de nombreux tirs de missiles et des attaques de drones visant l'Arabie saoudite.

Deux installations pétrolières saoudiennes ont été la cible par des attaques de drones samedi.

"Si les Etats-Unis se repentent de s'être retirés" en mai 2018, de l'accord sur le nucléaire iranien, et qu'ils décident d'y revenir, "alors ils pourront participer aux discussions entre l'Iran et les autres membres" parties à ce pacte.

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