Le plan de la ministre loin de faire l’unanimité — Urgences

11 Septembre, 2019, 03:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Urgences

C'est la mesure phares des douze annoncées par Agnès Buzyn: la mise en place "à l'été 2020 " dans tous les territoires d'un "service d'accès aux soins " (SAS).Agnès Buzyn aimerait que les urgences constituent un dernier recours pour les patients, plutôt qu'un premier réflexe.

Avec, comme objectif selon la ministre: "Stopper le processus qui a conduit à la banalisation du passage par les urgences, faute d'un accès simple et facilité à un système de santé réellement adapté à la situation de chacun ".

Selon le Journal du dimanche, "trois mesures choc sont en préparation", avec "des réouvertures de lits ", une "réforme de la tarification" et un "numéro de téléphone unique" pour les secours médicaux.

Fermeture de lits: la fin d'un dogme?

Selon cette association de paramédicaux, 249 sites étaient en grève vendredi - tout en continuant d'assurer les soins.

Ce plan, aussi ambitieux soit-il, ne suffira peut-être pas à mettre un terme au mouvement, de même que ni la prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet ni les 15 millions d'euros pour recruter des renforts estivaux n'ont empêché le mouvement de s'étendre. De son côté, le ministère en avait recensé 195 mi-août, soit la moitié des services d'urgences publics français.

Le collectif Inter-Urgences était réuni, mardi.

En attendant, la ministre a dévoilé la semaine dernière une salve de mesures "remontées du terrain", comme "l'admission directe" des personnes âgées sans passer par les urgences, la "vidéo-assistance" entre les Ehpad et les régulateurs du Samu, ou encore l'envoi d'une ambulance vers un médecin libéral pour les cas les moins graves.

Mais la ministre n'a pas chiffré le coût de ses promesses, ni satisfait les revendications des grévistes, qui réclament davantage de postes et de lits dans les hôpitaux.

Une panoplie censée limiter l'afflux de patients dans des services déjà saturés, dont la fréquentation a plus que doublé en vingt ans, atteignant 21,4 millions de passages en 2017.

À Saint-Nazaire, une action gréviste a été lancée mardi midi, en soutien avec les membres du collectif inter-urgences, partis à Paris pour l'assemblée générale - assemblée qui a, elle aussi, décidé la poursuite du mouvement.

Vers des arrêts de maladie groupés?

A présent, "il faudrait qu'elle mette beaucoup d'argent sur la table, que Bercy ouvre les vannes ", ajoute-t-il.

Ce service du centre hospitalier reste mobilisé.

Justement la CGT organise justement une "journée d'action" aujourd'hui car pour son secrétaire général, Philippe Martinez, le plan de Mme Buzyn "est loin des attentes du personnel".

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