Elections en Russie: sérieux revers pour le pouvoir à Moscou (agences)

11 Septembre, 2019, 03:25 | Auteur: Lynn Cook
  • Le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a voté à Moscou. Il avait appelé à

En 2014, Russie unie avait remporté 28 sièges auxquels s'ajoutaient dix élus indépendants qui le soutenaient. Le parti d'opposition libéral Iabloko a remporté trois sièges, de même que le parti Russie juste, toujours selon RIA.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a voté à Moscou.

Selon des résultats obtenus après le dépouillement de la totalité des bulletins, les candidats soutenus par les autorités ont perdu dans 20 des 45 districts de la capitale après un été marqué par de nombreuses manifestations de l'opposition, qui avait appelé à leur faire barrage.

La RIA a déclaré qu'elle était sur la bonne voie pour contrôler 26 des 45 sièges du parlement de Moscou, suffisamment pour conserver sa majorité.

Passant de 5 à 13 députés, le parti communiste est le grand vainqueur du scrutin.

"On s'est battu ensemble pour ça!".

L'opposant Alexeï Navalny, dont tous les alliés ont été exclus des élections, vote à Moscou le 8 septembre 2019.

Le taux de participation était là aussi très faible et plusieurs mouvements d'opposition ont fait état de grossières violations électorales, interviewant des électeurs affirmant avoir été payés pour voter ou filmant en cachette des bourrages d'urne.

Le parti du président russe Vladimir Poutine a essuyé de lourdes pertes aux élections du Parlement de Moscou
Elections en Russie: sérieux revers pour le pouvoir à Moscou (agences)

Ces élections ont "peut-être (été) les plus émotionnelles et concurrentielles de toute l'histoire récente", a relativisé le maire de la capitaale Sergueï Sobianine sur son blog, espérant que ces résultats "profitent au Parlement de la ville ".

Pratiquement toutes les personnalités de premier plan de l'opposition se sont vu infliger de courtes peines de prison et cinq manifestants de lourdes peines pour "violences " envers les forces de l'ordre, allant jusqu'à quatre ans de prison.

Pour la plupart non autorisées, les manifestations de l'été ont donné lieu à près de 2.700 interpellations à Moscou, du jamais vu depuis la vague de protestations de 2011-2012 qui avait précédé le retour de Poutine à la présidence après un mandat de Premier ministre.

Lundi, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a demandé l'ouverture d'enquêtes sur le "recours excessif" à la force par la police russe au cours de ces manifestations. Elle a aussi appelé les autorités à "respecter la liberté d'expression, le droit de réunion pacifique et le droit de participer aux affaires publiques ".

Des élections locales ou régionales ont eu lieu dimanche dans les 11 fuseaux horaires de la Russie.

Russie Unie conserve le pouvoir mais le revers est réel. Les Russes ont élu 16 gouverneurs régionaux et les parlementaires locaux de 13 régions, dont la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

En dehors de Moscou, la campagne pour l'élection du gouverneur de Saint-Pétersbourg a été parmi les plus controversées, le Kremlin soutenant le très impopulaire gouverneur sortant, Alexandre Beglov.

Recommande: