Les talibans menacent de faire "souffrir" l'Amérique après la rupture du dialogue

10 Septembre, 2019, 13:15 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald Trump met fin aux négociations avec les talibans

Puis d'expliquer: "C'est un endroit où nous pensions pouvoir convaincre tous les dirigeants de l'Afghanistan - le président Ghani et son équipe, ainsi que les Talibans - de s'engager dans une voie qui créerait de meilleures conditions sur le terrain en Afghanistan, non seulement pour les Afghans, mais aussi pour le peuple américain ". Le secrétaire d'État a affirmé sur la chaîne NBC dimanche que "certaines personnes assez mauvaises" s'étaient rendues à Camp David pour des négociations de paix.

Des médias américains ont rapporté que le vice-président Mike Pence, mais aussi le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, étaient opposés à la venue des talibans à Camp David, la résidence secondaire des présidents américains théâtre de plusieurs sommets historiques. Pour Laurel Miller, responsable de la diplomatie américaine pour l'Afghanistan et le Pakistan entre 2013 et 2017, le projet de rencontre secrète avec les chefs talibans est également "une grosse surprise". Sept ans plus tard, il les a invités à Camp David. Il leur a notamment reproché d'avoir tenté "à mauvais escient d'accroître la pression" sur les états-Unis par des attentats dont l'un a tué un militaire américain à Kaboul jeudi.

Depuis ces derniers ont averti, dimanche, que "l'Amérique souffrira plus que tout autre, sa crédibilité sera entamée. ses pertes humaines et financières vont augmenter.".

"J'aimerais partir mais nous partirons au bon moment", a répondu, évasif, M. Trump, élu sur la promesse maintes fois répétée de "mettre fin aux guerres sans fin".

"Il a confirmé qu'un " accord de principe " était sur la table après " d'énormes progrès ".

Le gouvernement afghan avait récemment exprimé sa "préoccupation" face à un accord dont il ne ferait pas partie. Le motif invoqué par Donald Trump, l'attentat perpétré le jour même, pourrait n'être qu'un prétexte masquant l'échec d'un ultime round de pourparlers entre Zalmay Khalilzad et les talibans, la semaine dernière à Doha. "Ce n'est pas très clair", dit à l'AFP l'actuelle directrice Asie de l'organisation de prévention des conflits International Crisis Group. "Il en a trouvé un", souligne-t-il sur Twitter.

L'incertitude plane aussi sur le caractère définitif ou temporaire de la rupture des négociations décrétée par Donald Trump.

Donald Trump, qui juge de longue date que ce conflit a coûté trop d'argent et de vies aux Etats-Unis et a promis de " mettre fin aux guerres sans fin ", avait clairement fait savoir qu'il voulait battre le rappel des troupes avant de briguer un second mandat en novembre 2020.

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