La condition imposée par l'Iran pour revenir dans l'Accord sur le nucléaire

05 Septembre, 2019, 00:55 | Auteur: Lynn Cook
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Cette mesure est prise car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions" dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d'éviter que l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a-t-il ajouté.

L'accord de Vienne accorde à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales à son endroit en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire destinée à rendre impossible l'acquisition de l'arme atomique par Téhéran.

Le président iranien Hassan Rouhani a déclaré mercredi que l'Iran procéderait à la troisième étape de réduction de ses engagements vis-à-vis de l'accord sur le dossier nucléaire de 2015, connu sous son appellation officielle de Plan d'action global commun (PAGC).

Le président français Emmanuel Macron espère que cette bouffée d'oxygène financière puisse créer les conditions pour l'amorce d'un dialogue américano-iranien avec une possible rencontre entre Donald Trump et son homologue Hassan Rohani. Il poursuit contre Téhéran une politique de "pression maximale", faite de sanctions punitives, visant à interdire toute vente de pétrole iranien.

Depuis quelques jours, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ainsi que la République islamique se concertent afin de trouver les moyens pour sauver cet accord.

L'Iran a commencé à rompre en mai avec les restrictions imposées par le PAGC sur le stock d'uranium enrichi de faible teneur ainsi que sa concentration, en réaction au retrait unilatéral des Etats-Unis l'année dernière.

Tout en faisant état de progrès importants dans les négociations, M. Rohani, a indiqué que l'on était encore loin du compte.

Les Européens, France en tête, tentent de convaincre les Etats-Unis, sortis avec fracas de l'accord en 2018, d'alléger des sanctions économiques qu'ils ont réintroduites depuis et qui ont conduit l'Iran à ne plus respecter certains de ses engagements.

Après ces propos, Paris a mis en garde l'Iran, en estimant que cela enverrait " clairement un mauvais signal ".

Ce montant de 15 milliards correspond à environ un tiers des exportations iraniennes d'hydrocarbure en 2017, et les fonds avancés seraient remboursés via des ventes futures de pétrole, selon une autre source diplomatique française.

"Nous n'entendons pas accorder d'exceptions ou de dérogations", a martelé mercredi l'émissaire américain pour l'Iran, Brian Hook.

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