Le refus d'aide d'un gendarme crée le scandale — Violences conjugales

04 Septembre, 2019, 19:43 | Auteur: Sue Barrett
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	Société	
	Ensemble mettons un terme aux violences conjugales	



		par Anais Moine
				le 3 septembre 2019

Le Gouvernement a initié ce mardi 3 septembre un "Grenelle des violences conjugales " qui a trouvé un écho dans le Cher dans la matinée, au Creps de Bourges, où les représentants de l'État, professionnels, associations, forces de l'ordre et même victimes se sont réunis pour réfléchir à des solutions déclinables au niveau local ou national pour mieux faire face aux violences conjugales.

Sur le plan judiciaire, il a annoncé que des "procureurs référents spécialisés" dans les violences conjugales seraient identifiés "dans les 172 tribunaux de France métropolitaine et (d') outre-mer" et que des chambres d'urgence seraient expérimentées. Le ministre de l'Intérieur va lancer un audit dans 400 commissariats et gendarmeries, afin d'examiner la façon dont les femmes de victimes conjugales sont accueillies, afin d'identifier les dysfonctionnements et de les corriger. Cette possibilité sera généralisée "à partir du 25 novembre", date de la fin de ce Grenelle, a-t-il ajouté.

Choqué, Emmanuel Macron, qui ne doit pas intervenir, secoue la tête.

"Bonjour monsieur, est-ce que vous pouvez la raccompagner chez elle?"

Le militaire lui répond alors que non, " il faut un ordre d'huissier. Cette dame est menacée de mort, vous attendez qu'elle soit tuée?

Elena insiste, dépitée: "Mais c'est votre mission, de porter assistance aux personnes en danger". Non, je ne suis pas sourde...! "C'est au gendarme de la protéger dans un contexte où le risque est évident ". "Et ce n'est pas dans le Code pénal ". Elena explique à son interlocuteur, "Non, il n'y a pas besoin d'un huissier de justice!" "Je pense que c'est de la mauvaise volonté ", lâche enfin Elena avant de lui souhaiter une bonne journée.

Ces places, qui s'ajouteront aux quelque 5000 existantes, se déclineront en 250 places "dans les centres d'hébergement d'urgence, pour assurer des mises en sécurité immédiates", et 750 places de "logement temporaire", pour des périodes comprises entre 6 mois et un an, a précisé le chef du gouvernement en ouvrant le "Grenelle" consacré à la lutte contre les violences conjugales. "Oh oui, et de plus en plus", rétorque Elena. "Dimanche, pareil, la gendarmerie a refusé de prendre la plainte d'un dame". "Il y a manifestement un grave problème de perception du danger, résumera ensuite Emmanuel Macron devant les journalistes".

"Même si le contexte du cas évoqué doit être précisé, la prise en compte de cette victime en difficulté apparaît totalement défaillante", a réagi dans la soirée auprès de l'AFP la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), annonçant l'ouverture d'une enquête administrative confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) "pour déterminer les circonstances de ce manquement".

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