Un codétenu compromet la défense de Nordahl Lelandais — Meurtre de Maëlys

29 Août, 2019, 11:14 | Auteur: Sue Barrett
  • Un codétenu compromet la défense de Nordahl Lelandais — Meurtre de Maëlys

La fillette de 8 ans a disparu dans la nuit du 26 au 27 août 2017 lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin.

C'est un ancien codétenu, condamné pour des délits de droits communs, qui s'est confié à l'administration pénitentiaire. Nordahl Lelandais a raconté avoir d'abord violé la petite Maëlys avant de l'avoir mortellement frappée. Alors qu'il a été son compagnon de cellule pendant près de six mois, il aurait confessé le viol de la fillette et aurait aussi avoué le meurtre du caporal Arthur Noyer, alors que Lelandais nie être l'auteur de ce crime depuis son incarcération. "Je ne pouvais pas garder ça pour moi. C'était important ce qu'il m'a dit", a expliqué le prisonnier, se gardant de toutes motivations cachées. J'imagine que des magistrats travaillent dessus mais je trouve curieux que ça sorte maintenant alors que les révélations datent de fin 2018.

Un témoignage qui pourra s'avérer crucial puisque l'instruction sera probablement clôturée en automne prochain.

Si la piste du crime sexuel venait cependant à être confirmée, l'ancien maître-chien pourrait être jugé aux assises pour meurtre d'une mineure de 15 ans précédé d'un viol. C'est la peine la plus lourde du Code pénal en France. Selon ses dires, ce dernier avait refusé de céder à ses avances. Les propos de son ex-codétenu ont été démentis par Nordhal Lelandais lui-même, et la thèse du viol ne pourra être vérifiée par des experts, le corps de Maëlys ayant été retrouvé trop tard. "J'ai honte. Ce sont des choses à ne pas faire".

Les enquêteurs avaient également découvert que le suspect consultait des sites pédopornographiques pendant une à deux heures par jour, utilisant des mots clés désignant de très jeunes filles. Il était libérable en avril 2019 et aujourd'hui, il est sorti de prison. C'est "un prédateur sexuel et sans son arrestation, il aurait probablement continué à agir en toute impunité".

"Il y a 2 ans à 2h45 un monstre t'a ôtée la vie cruellement à toi mon poussin, mon rayon de soleil, une enfant innocente qui n'avait pas encore 9 ans, écrit-elle tout d'abord".

Dans un post Facebook repéré par Le Parisien, elle s'adresse directement à la fillette: "Ma vie est brisée, changée à jamais, comment je fais moi sans toi, depuis cette nuit tragique", écrit Jennifer de Araujo.

Recommande: