Réforme des retraites: Macron remet l'âge sur le métier

29 Août, 2019, 11:22 | Auteur: Aubrey Nash
  • Pour ce couple l’heure de la retraite a sonné. Mais qu’en sera-t-il pour la génération à venir

Le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, qui a rendu ses préconisations mi-juillet, a recommandé un "taux plein " à l'âge "pivot " de 64 ans, assorti d'un système de décote/surcote. Une trouvaille aussitôt rejetée à l'unanimité par le patronat et les syndicats, CGT et FO en faisant même le principal mot d'ordre de leurs manifestations prévues fin septembre. Le chef de l'État opte pour la durée de cotisation qu'à l'âge de départ pour le calcul des droits à la retraite. "Je préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge", a-t-il ajouté, revenant ainsi à ses premières orientations post-grand débat. Les partenaires sociaux seront reçus à Matignon les 5 et 6 septembre.

"Rien n'est décidé", a déclaré lundi soir le président de la République, souhaitant toutefois que la réforme "soit juste en termes de cotisation".

" Je veux que cette réforme incarne un changement de méthode ", a-t-il poursuivi: " On va la construire tous ensemble cette réforme ", a par ailleurs promis Emmanuel Macron.

Ce changement de pied présidentiel n'a pas encore fait bouger les lignes.

Il n'y aura pas de réforme des retraites tant qu'on n'aura pas bâti une vraie transformation de ces professions. "[.] Alors qu'on dit aux Français que la clé de la lutte contre le chômage, c'est de se former, c'est là que c'est contradictoire!" "Parfois il faut accepter d'être confronté à l'opinion publique ou aux syndicats, ce n'est pas uniquement de faire plaisir à la CFDT qui sauvera le monde, la planète, et la France", a-t-il ironisé. Favorable au principe d'un " système universel ", l'organisation " attend les concertations avec le Premier ministre, la semaine prochaine, pour regarder comment ça va bouger ". C'était pourtant une préconisation du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, présentée à la mi-juillet. Le chef de l'État en a fait une contrainte, demandant " que notre régime, quand il rentre (ra) en vigueur en 2025, soit équilibré financièrement", car " il n'y a pas de finance magique, il y a toujours quelqu'un qui paye ".

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