Mike Pompeo se déclare préoccupé par les essais de missiles nord-coréens

24 Août, 2019, 10:50 | Auteur: Lynn Cook
  • Le leader nord-coréen Kim Jong Un le 6 août 2019 observe un tir de missiles dans l'ouest de la Corée du Nord  KCNA VIA KNS  AFP  Archives

S'exprimant devant les journalistes à l'issue d'un entretien d'une heure avec Stephen Biegun, le conseiller adjoint à la sécurité nationale de la présidence sud-coréenne, Kim Hyun-chong, a déclaré avoir compris que "la Corée du Nord et les Etats-Unis allaient reprendre le dialogue bientôt et que celui-ci allait bien se passer".

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré mardi que les négociations de travail entre Washington et Pyongyang n'ont pas repris aussi vite qu'ils le souhaitaient, dans la mesure où il y a des "obstacles sur la route". Le dernier essai remontait à mardi.

La Corée du Nord a tiré samedi 'des projectiles non identifiés' dans la mer du Japon, a indiqué l'état-major sud-coréen.

Avec ces tirs, la Corée du Nord a dit afficher son mécontentement à l'égard des manoeuvres militaires conjointes de la Corée du Sud et des Etats-Unis ce mois-ci. Ces manœuvres sont considérées comme un acte hostile par la Corée du Nord.

Ces nouveaux tirs interviennent au moment où les relations entre Tokyo et Séoul n'en finissent plus de se détériorer en raison des vieux contentieux hérités du passé colonial japonais dans la péninsule coréenne (1910-1945).

D'après le représentant sud-coréen, la question a été abordée par Stephen Biegun lors de leur entretien, Washington s'inquiétant d'un accord qu'il considère comme important face à la menace des programmes balistique et nucléaire de la Corée du Nord.

Les pourparlers bilatéraux sont dans l'impasse depuis l'échec du second sommet à Hanoï en février entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Les deux dirigeants s'étaient de nouveau rencontrés en juin à la frontière dans la zone démilitarisée, qui sépare les deux Etats depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953).

Cette charge contre M. Pompeo intervient après que ce dernier a déclaré, dans le journal The Washington Examiner, que si le leader nord-coréen ne décide pas de dénucléariser, les Etats-Unis "maintiendront les sanctions qui sont les plus dures de toute l'histoire".

Le représentant nord-coréen a par ailleurs reproché au secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo de jeter des "ombres noires" sur les discussions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, estimant que Pompeo était davantage préoccupé par ses ambitions politiques personnelles que par son rôle actuel de chef de la diplomatie américaine.

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