Cachemire indien: la France "attentive" aux intérêts et droits des populations

24 Août, 2019, 10:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Le président américain Donald Trump et le Premier ministre pakistanais Imran Khan à la Maison Blanche le 22 juillet 2019 à WashingtonPlus

Malgré les réserves de l'Inde, Donald Trump a quant à lui de nouveau proposé mardi de jouer les médiateurs entre ce pays et le Pakistan face à la "situation explosive" au Cachemire, de plus en plus au coeur des inquiétudes internationales.

Dans un autre tweet, la police a identifié l'activiste abattu comme étant affilié au "Lashkar-e-Taiba" (LeT), une organisation armée basée au Pakistan, accusée par New Delhi et Washington d'avoir organisé les attaques sanglantes de Bombay en 2008.

"Une déclaration faite à l'issue d'une rencontre, dans le château de Chantilly, avec le Premier ministre indien Narendra Modi".

Il a ajouté qu'il aurait "dans les prochains jours un échange dans ce sens avec le Premier ministre pakistanais pour lui rappeler la volonté de la France de voir cette question traitée dans le cadre bilatéral", a-t-il conclu. Ces deux pays, qui le revendiquent en totalité, se sont livrés depuis trois guerres, dont deux à propos de cet ancien Etat princier. Dans les contreforts himalayens, les tensions restent vives depuis que New Delhi a privé la partie sous souveraineté indienne de son autonomie, le 5 août dernier.

Le premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré ce mardi que l'Inde et le Pakistan devaient "résoudre bilatéralement" la situation au Cachemire, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue indien Narendra Modi.

M. Trump a prévu de rencontrer M. Modi en marge du sommet du G7 ce week-end à Biarritz.

"Nous continuons d'être très préoccupés par les informations faisant état d'arrestations et par les restrictions persistantes imposées aux habitants de la région", a déclaré à des journalistes une responsable du département d'Etat américain, de retour d'un voyage dans la région.

"Un groupe d'experts de l'ONU chargés des droits de l'homme a exhorté l'Inde jeudi à lever le black-out sur les communications et les restrictions à la circulation qu'elle impose au Cachemire indien, affirmant qu'il s'agissait d'une " punition collective " injustifiée".

Lors de leur tête-à-tête, les deux dirigeants se sont entretenus sur la crise au Cachemire indien. Elle a assuré avoir relayé ces demandes auprès du gouvernement indien, mais a implicitement reconnu que l'appel américain n'avait pas été suivi d'actes à ce stade.

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