Etats-Unis - Venezuela : contacts à très haut niveau

23 Août, 2019, 19:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Nicolas Maduro et Donald Trump.- AFP  Archives

Dans la foulée, Nicolas Maduro "confirme", à la radio et à la télévision de son pays, "qu'il existe depuis des mois des contacts entre des hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis, de Donald Trump, et du gouvernement bolivarien" qu'il préside. Pourtant, quelques jours plus tôt, Washington avait intensifié les sanctions économiques contre le régime de Caracas.

Dimanche 18 août, l'agence de presse américaine Associated Press avait affirmé que Washington avait engagé des contacts secrets avec le numéro deux du régime chaviste, Diosdado Cabello, le président de l'Assemblée constituante. Une information démentie par Caracas.

S'il laisse entendre l'existence d'un dialogue entre les deux pays, cet échange interposé contraste avec les tensions diplomatiques régulières entre les deux pays, surtout depuis que Washington soutient officiellement l'autoproclamé président par intérim Juan Guaido, ne reconnaissant ainsi pas de légitimité à Nicolas Maduro, réélu président de la République bolivarienne du Venezuela au mois de mai 2018, avec 67,8 % des voix. "Nous aidons le Venezuela du mieux que nous pouvons", a-t-il dit". Dans une allocution télévisée, Nicolás Maduro a même précisé que ces contacts avaient lieu "depuis plusieurs mois" sous son autorisation "absolue et directe".

Un dialogue entre l'administration Trump et le "régime voyou" qu'elle ne cesse de dénoncer?

Mercredi, Washington a publié une mise au point, via un tweet du conseiller à la sécurité nationale John Bolton. L'opposant à Nicolas Maduro, Juan Guaido, a quant à lui moqué le président qui veut " faire croire qu'il est impliqué dans ce processus ".

Mais ce que les dirigeants américains espéraient être une campagne éclair s'est enlisée et le dirigeant socialiste est toujours au pouvoir. Puis, au début d'août, le président Trump a ordonné le gel de tous les biens du gouvernement du Venezuela aux États-Unis et interdit les transactions avec le pouvoir socialiste.

"Nous avons des contacts avec le régime de facto, j'entends par là le régime Maduro, nous avons des contacts avec lui, car nous sommes préoccupés par des questions comme la sécurité des Américains", avait par exemple reconnu fin janvier l'émissaire américain Elliott Abrams.

Par la suite, le gouvernement américain a aussi laissé entendre qu'il oeuvrait en coulisses à retourner des membres du camp Maduro. Il a ainsi levé ses sanctions visant l'ex-chef du renseignement vénézuélien Christopher Figuera, qui a tourné le dos au pouvoir de Caracas et fait défection, et promis d'en faire autant pour tous les futurs transfuges.

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