Repenser les règles du commerce pour contrer une extinction "sans précédent" - Autres

21 Août, 2019, 18:21 | Auteur: Lynn Cook
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De facto, les pays ont banni la capture de ces espèces pour des structures de maintien en captivité (parcs de loisirs, et de zoologie), une pratique considérée comme " cruelle " par les défenseurs de la cause animale.

La proposition, qui a rassemblé 46 votes pour, 18 contre et 19 abstentions, a donc atteint dans l'une des deux commissions la majorité des deux tiers requise pour être adoptée.

Plus de 50 députés européens et une cinquantaine d'organisations de défense de la nature ont appelé dimanche les parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) à interdire la chasse aux trophées ciblant des animaux en danger. En attendant cette démarche, il est établi que les ventes d'éléphants sauvages d'Afrique sont désormais limitées à celles destinées à maintenir les animaux dans leur environnement naturel.

L'interdiction de la vente d'éléphants à des zoos est en bonne voie après la conférence CITES.

"Cette décision permettra d'éviter que d'innombrables éléphants ne soient arrachés à leur famille dans la nature et forcés de passer leur vie en prison dans des conditions inférieures aux normes", a déclaré Iris Ho, spécialiste de la faune à Humane Society International (HSI), dans un communiqué.

La vente d'éléphants d'Afrique de l'Ouest, du Centre et de l'Est, qui figurent depuis longtemps parmi les espèces protégées, était déjà interdite.

Le Zimbabwe a ainsi capturé et vendu plus de 100 bébés éléphants à des zoos chinois depuis 2012, selon la HSI. " C'est un pas considérable dans la bonne direction ", a-t-elle ajouté. Suivant la réaction de Cassandra Koenen, responsable au sein de la société mondiale de protection des animaux (WSPA), " cette décision préliminaire affirme que les éléphants n'appartiennent pas à l'industrie du divertissement ". La Cites, créée il y a plus de quarante ans, fixe les règles du commerce international de quelque 35 000 espèces de faune et de flore sauvages.

En mai dernier, l'ONU alertait dans un rapport sur le sort d'un million d'espèces menacées de disparaître.

Venus de plus de 180 pays pour débattre de 56 propositions qui visent à modifier le degré de protection accordée aux animaux ainsi qu'aux plantes, des milliers de délégués, responsables et experts sont réunis depuis samedi à Genève, en Suisse, pour le premier vote de la conférence de la CITES de l'ONU qui s'achève le 28 de ce mois.

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