Poutine reçu par Macron au fort de Brégançon

19 Août, 2019, 12:53 | Auteur: Aubrey Nash
  • Poutine reçu par Macron au fort de Brégançon

Au cours de sa visite à Moscou en avril, Jean-Pierre Chevènement a remis à Vladimir Poutine une lettre d'Emmanuel Macron exprimant cette volonté de relancer la relation franco-russe.

En juin, les deux chefs d'État se sont vus à Osaka en marge du G 20 pour affiner cette perspective et poser le principe d'un rendez-vous rapide, symbolique et médiatisé. Cette question sera l'un des sujets majeurs de ces discussions, alors que le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé à reprendre les négociations avec Moscou sous le parrainage de Paris et Berlin afin de mettre fin au conflit dans le Donbass.

Poutine, qui sera reçu au Fort de Bregançon, la retraite estivale présidentielle sur la Riviera, ne participera pas au sommet du G7 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, ce week-end. Selon le Monde, le président français veut "souligner l'importance de consultations sur les grands dossiers internationaux avec la Russie", qui a été exclue de cette instance en 2014 après l'annexion de la Crimée à la suite d'un référendum.

"Depuis 2017, le Français et le Russe sont restés régulièrement en contact, sans qu'Emmanuel Macron s'abstienne de critiques". "Macron serait ravi de mettre fin à la guerre dans le Donbass, pour entrer dans l'Histoire comme Nicolas Sarkozy avec la Géorgie", ajoute l'analyste. Les contacts dans le domaine culturel et humanitaire sont aussi très intenses. "En 2020, la tenue des Saisons russes est prévue quasiment dans toutes les régions de la France", a souligné un conseiller du Kremlin.

Pour éliminer un point de crispation, la justice russe vient de libérer le banquier français Philippe Delpal, détenu depuis février sous l'accusation de fraude et désormais assigné à résidence.

Sur la Syrie comme sur l'Iran, Paris explique vouloir demander au président russe " d'user de son influence " sur ses alliés. "Comme garants du JCPOA, Paris et Moscou doivent pouvoir travailler ensemble à la désescalade". Lors de leur première rencontre es qualité à Versailles en 2017, M. Macron n'avait pas hésité à critiquer publiquement les arrestations d'homosexuels en Tchétchénie.

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